Salto et Bouygues : rapprochement en cours

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Un accord de diffusion serait en cours de conclusion entre Salto, la plateforme VoD issue de l’entente TF1/M6/ France Télévisions pour contrer les majors du streaming américains et lancée il y a quelques semaines.

Et cet accord, qui a vocation à développer la visibilité des programmes de Salto en France, d’ores et déjà accessibles par 100 000 abonnés à l’heure actuelle, notamment par l’intermédiaire des opérateurs, serait conclu avec Bouygues pour doper un par abonnés pour l’heure un peu factice, un mois de gratuité étant actuellement offert dans la foulée du lancement.

Car force est de constater que malgré des ambitions qui se révélaient fortes dès le départ, la plateforme ne bénéficie pas d’un capital développement qui lui permette pour le moment de rivaliser avec sa concurrence la plus directe. En d’autres termes, rien de comparable par exemple aux lancements d’Apple TV+ ou Disney+ qui ont pourtant bénéficié d’un contexte identique lié au confinement en début d’année.

Un marché ultra concurrentiel et forcément hermétique

Budgets promotionnels différents, accès pas forcément très simple pour l’usager cible dont la moyenne d’âge cible est peu versée dans la manipulation technique, impact réduit, qualité des programmes proposés qui ne génère pas un enthousiasme fulgurant, autant de handicaps qui n’ont pas permis d’obtenir pour Salto, dès sa mise en service sur le marché, des résultats optimums en termes de recrutement, ce qui l’a contrainte aussi rapidement à changer de stratégie pour tenter de trouver sa place mais également de revoir ses ambitions la baisse, la plateforme s’étant quelque peu fourvoyée en adoptant une méthode de négociation digne de ses homologues américains, ce qui n’a pas forcément plu.

Une jurisprudence Telefoot qui devient un peu la constante en la matière.

Le passage par la case fournisseur d’accès se révèlera probablement à plus ou moins long terme comme obligatoire au regard de ces négociation entamées très rapidement après le lancement mais à quelles conditions ? 

Pour rappel, Telefoot et Mediapro ont tenté dans le courant de l’été, une opération quasi-identique, qui ne reposait que sur un calcul hypothétique de parts de marché dans un secteur particulièrement chargé en termes de concurrence ; une réorientation du mode de recrutement a été expressément adoptée avec la conclusion de contrats nécessaires avec les opérateurs qui n’ont pas évacué un certain nombre de difficultés à assumer leur business plan initial, celui-ci se révélant trop gourmand aux yeux des éventuels partenaires comme par exemple Canal+.

En tout état de cause le rapprochement avec Bouygues est simple et logique en raison de l’appartenance de l’opérateur et de TF1 au même Groupe.

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