Le piratage en ligne renouerait-il avec ses heures de gloire à cause des plateformes de streaming ?

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C’est ce que laisse penser The Next Wab relayé par Presse-Citron, qui fait état d’un retour en grâce de pratiques qui en leur temps, avaient trouvé quelque peu leur terme, avec l’avènement des plateformes de streaming.

Plateformes, qui après avoir enrayé le phénomène, seraient à l’origine d’une nouvelle flambée du piratage en ligne.

En cause : l’offre trop abondante au sein de ces nouveaux modes de consommation du produit cinématographique comme des séries élaborées en interne sur un modèle économique qui, à la base, s’est pourtant révélé extrêmement viable, voire avec une expansion extraordinaire mais avec une qualité diluée dans la multitude.

Bien plus, les plateformes se sont prises elles-mêmes à leur propre piège en investissant dans beaucoup trop de programmes alimentant certes le contenu disponible tout en élaborant une stratégie d’expérience utilisateur ultra qui se révèle perturbante, mais en tombant dans une hyperactivité concurrentielle particulièrement dévastatrice.

Perte d’abonnés, licences âprement disputées comme c’est le cas de celle intéressant les contenus Marvel récupérée par Disney+ au nez et à la barbe de Netflix, redondance des programmes, similitudes, disparition de contenus en toute discrétion mais pas sans conséquences, le tout agrémenté d’un surcoût pour les familles, souvent pourvues d’abonnements multipostes, au final non négligeable et pesant largement dans la balance en faveur d’un piratage de plus en plus tentant, dans un climat social délétère et économiquement instable, ainsi que cela est relevé notamment dans une étude publiée par l’institut Sandvine qui met en exergue une explosion du trafic des sites IPTV comme du torrent.

Une situation qui touche peu le modèle musical.. et pour cause …

Le phénomène reste inhérent aux plateformes TV et n’affecte que peu les plateformes musicales qui, de leur côté, parviennent à fidéliser leurs abonnés en proposant des contenus analogues.

En effet, seules les fonctionnalités varient et la qualité d’écoute du contenu en lui-même est flexible, ce qui permet à l’abonné d’adhérer à l’offre en parfaite connaissance de cause.

Un modèle qui devrait se révéler inspirant pour ses consoeurs sur écran, si elles veulent à terme, changer véritablement la donne en la matière et de manière durable en confinant l’abonné dans une véritable bonne pratique de consommation et non pas en l’en distrayant sur le long terme.

Source Presse-Citron.

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2 commentaires

  1. Et oui, on est un peu revenu au temps des offres satellites, il y a un 20ène d’années.
    3-4 bouquets différents, de plus de 150 chaines chacun.
    Et tout un chacun réellement intéressé, généralement que par une 15ène de chaines maxi, mais réparties sur tous les bouquets.

    On ne pouvait s’abonner à tous les bouquets, il fallait en choisir qu’un. Mais avec le prix que ça coutait, on avait vraiment le sentiment, chaque mois, de payer sa frustration de ne pouvoir avoir les autres aussi.

    C’est d’ailleurs à cette époque que le piratage massif à commencer, avec d’abords les fameux edonkey et emule et ensuite, l’avènement du torrent

  2. En effet, j’ai été maintes fois frustré de pas retrouver un film pourtant vu sur Netflix, ils retirent les films, c’est casse pieds à force !