Iliad : malgré la crise, les analystes ne sont pas (totalement) pessimistes

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Les mauvais résultats présentés cette semaine par Iliad, la maison-mère de Free, ont provoqué une chute du titre en bourse. Mais les analystes ne croient pas à la catastrophe.

Mardi, après que le groupe ait annoncé des résultats trimestriels moins bons que prévu révélant notamment que le nombre d’abonnés Freebox était en baisse, Iliad dévissait à la bourse de Paris. Le titre a enregistré une baisse de 20% en une journée, un triste record personnel pour la firme.

Mais pour les analystes de Bryan Garnier, il n’y a pas que des raisons d’être pessimiste, même si la situation d’Iliad semble « plus mauvaise » qu’anticipé. Les spécialistes financiers estiment que le groupe a su réagir et montrer des signes de renouvellement rapides, comme en témoigne la nomination d’une équipe de direction remaniée avec un nouveau DG — Thomas Reynaud. Le lancement de l’offre mobile d’Iliad en Italie, attendu pour les prochaines semaines, présente également un fort potentiel de croissance pour le groupe.

Après un mardi noir, le titre se stabilise

Pour ces raisons, Bryan Garnier ne pense pas que l’avenir soit complètement fermé pour Iliad. Ce qui ne l’empêche pas d’ajuster sa recommandation de cours à la baisse, de 230 à 205 euros.

Côté bourse, après un mardi particulièrement difficile (-19,52%), Iliad repartait timidement à la hausse mercredi (+0,86%). Ce jeudi, la tendance est toujours à la restabilisation avec +0,41% à l’heure où nous écrivons ces lignes.

via Dow Jones Newswires

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

2 commentaires

  1. L’insatisfaction de "l’expérience client" a pris le pas sur la “générosité” de l’offre commerciale et les actionnaires en sont conscients…
    Sur l’internet fixe, le probleme principal de Free est ancien et récurrent et ne semble jamais avoir été une priorité de l’entreprise alors que c’est le cœur de métier des télécoms, c’est la collecte et le peering et qui maintenant impact aussi Free Mobile…
    Tout les liens de collectes (entre les NRA/NRO et l’infrastructure réseau propre a Free) sont chroniquement non redondés et sous dimensionnés et donc saturés de façon quasi permanente ce qui entraine un “engorgement” du réseau interne a Free ce qui est normalement impensable chez un opérateur télécoms sérieux qui se doit de mettre a niveau son infrastructure pour accueillir ses clients.

    L’autre point noire, c’est le peering (l’interconnexion de l’infrastructure de free avec les autres opérateurs/datacenters/fournisseurs de contenu et donc “internet en général”) qui est totalement défaillant (cela créé d’énormes goulots d’étranglement) car fait à minima avec comme seul objectif la réduction du cout de celui ci et qui entraine les fameux problèmes de Free que le grand public connait c-a-d les problèmes de débits avec youtube/netflix/mycanal/apple/steam/&co

    En ajoutant c’est 2 problèmes on se rend compte que Free a donc un réseau largement sous dimensionné du client jusqu’à internet (du sous sol au toit) ce qui n’est pas serieux et qui fait fuir les clients souhaitant simplement une infrastructure adéquate capable de fournir le service qu’ils ont achetés de façon correct et non dégradé volontairement par manque d’investissement.
    L’utilisation de cette infrastructure par Free mobile, la mise en service du VDSL sur les FB v6 et le déploiement de la fibre ne font que fortement accentuer cet engorgement par une explosion de la bande passante consommé par les clients sans que cela ne déclenche de réels investissements ni de changement de strategie..
    Quand Free était “le moins cher de loin et seul offrir le triple-play” cela passé que leur infrastructure soit "low cost" car le prix bas passe souvent avant la qualité de service attendu, mais aujourd’hui avec des prix juste dans la moyenne et bientôt une offre "box premium" avec un probleme structurel récurrent de sous investissement dans l'infra engrangeant de gros problèmes de débits pour les clients cela va finir par leur couter cher en attrition et même en augmentant l'ARPU ca va mal finir sans changement de cap coté technique.

    La Rani's touch "a moindre frais" a bien servi en permettant de réduire les couts de lancement et de conquête client au maximum pour permettre de très vite devenir profitable, mais maintenant faudrait lancer un grande strategie de consolidation technique et d'upgrade de l'infrastructure avant q'il ne soit trop tard car dans les telecom ne pas investir c'est prendre du retard  sur la concurrence que l'on ne rattrape qu'a coups de miliards.


    Bob

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