SFR, seul vrai perdant de l’arrivée de Free Mobile sur le marché

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Les Décodeurs se sont livrés à une analyse comparative de l’état du marché des télécoms en France depuis l’arrivée de Free Mobile. Constat : si Orange et Bouygues Telecom ont bien encaissé, SFR semble être le vrai perdant de cette bataille.

Un désastre pour l’ensemble du secteur, l’arrivée de Free Mobile ? Pas si sûr. S’il est vrai que l’ensemble de ses concurrents ont accusé une baisse de leur parc d’abonnés mobiles lors du lancement de l’offre Free, début 2012, ils n’ont pas tardé à renouer avec le succès ensuite… SFR mis à part. Malgré un soubresaut lié à l’intégration de Numericable en 2014, SFR continue de perdre des clients chaque trimestre…

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Même scénario sur le fixe : les opérateurs maintiennent un recrutement positif chaque trimestre… à l’exception de SFR, dont l’hémorragie d’abonnés a permis à Free de reprendre la 2è place du secteur fixe en France.

Il n’en reste pas moins que l’arrivée de Free a été dure à encaisser pour tout le monde, d’un point de vue financier : le chiffre d’affaires de l’ensemble de ses concurrents a baissé de façon significative, et peine à se stabiliser encore aujourd’hui (sauf chez SFR où il est reparti nettement à la hausse, ironiquement). On peut toutefois souligner que cette tendance prédate le lancement de Free Mobile en 2012, notamment chez Orange qui voit son CA fondre depuis 2011. Free n’est donc, manifestement, pas le seul responsable ici…

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

7 commentaires

  1. Suivant le sens que l'on donne au terme "vrai perdant", SFR n'est justement pas un vrai perdant.
    SFR a anticipé l'arrivée de Free mobile en simplifiant ses offres un peu avant : un échec cuisant, c'était à peine moins compliqué qu'avant et avec engagement de 24 mois si possible.
    Après l'arrivée de Free mobile, aucune baisse significative des offres, pas d'augmentation significative de la data, des offres flous, des téléconseillers qui appellent les clients actuels pour les retenir le plus longtemps possible, un patron qui rachète à tout va à crédit...
    J'ajoute à cela pas de nouveautés en ADSL à part des augmentations de tarif, un forcing auprès des clients pour les passer en fibre et les enfler au passage, une incompréhension entre SFR et Numéricable pour les clients...
    Tout le contraire ce qu'il fallait faire. Incroyable de nos jours !

  2. Pour moi les gros perdants ont été les MVNO.
    Combien sont-ils aujourd'hui ?
    Et puis, il faut rappeler cette vérité économique : une baisse générale des prix amène de nouveaux utilisateurs.
    Des personnes qui trouvaient jusque là le téléphone trop cher pour leur usage ont trouvé que 2 euros par mois, même si on ne sert pas tant que ça du téléphone, c'est acceptable.
    Après, évidemment, la baisse des prix a d'autres inconvénients (délocalisation des call centers ...)

  3. Typique de ces prédateurs qui n'ont qu'une vue financière du Monde.
    Le capitalisme financier, dont la seule et unique vocation est de nous faire les poches, est la plaie de nos sociétés, et ne laisse derrière lui qu'un monde en friches.
    Les salariés et les clients ne sont pas que des petits bâtons à aligner, et des chiffres que l'on glisse, par un tour de passe-passe, d'une colonne à l'autre d'un bilan.
    Mais parfois, la machine se grippe : Tapie, Messier, Drahi, bis repetita placent.
    Si l'on ne veut pas voir notre monde disparaître par le siphon, il faudra bien un jour mettre fin à ce parasitisme. Pour le moment, on n'en prend pas le chemin.

  4. Je trouve que pour des "décodeurs" cela reste assez light comme analyse...Après je me doute qu'il est effectivement difficile de faire la différence entre une baisse "normale" et une baisse du à Free Mobile. Mais la j'ai juste l'impression de voir des chiffres sans analyse.
    Après, si on regarde le chiffre indiqué d'emploi perdu (-11300) c'est tout le secteur qui a pris un coup à l'arrivée de Free Mobile.
    Et comme le dit fabien29200 quid des MVNO.

  5. SFR est surtout celui qui, depuis Drahi et même un peu avant la vente puisque l'ex- direction de SFR avait déjà commencé a réduire investissement et prise de risque au moins un an avant la vente, a tout fait pour dégouter les clients et les pressurer.
    Free n'est pour rien dans cette hécatombe.
    BT fait le fanfaron avec son nombre de clients mais il ne fait pas de marge et a cherché plusieurs fois à se vendre. Idem ce n'est pas vraiment Free qui est la cause du manque de marge mais l'incapacité de ces boites de revoir leur façon de faire du business.
    C'était mieux quand les clients payaient n'importe quel forfait minable à des prix exorbitants.
    Pour Orange cela va car sa clientèle est composée pour beaucoup de beaufs et de vieux qui croient tout ce que raconte Orange.

  6. SFR est le pire opérateur. Aucun avantage par rapport à ses concurrents tout en étant aussi cher, voire plus cher. La politique des vaches à lait de Patrick Drahi peut marcher un peu mais pas trop longtemps: au bout d'un certain temps même les clients fidèles fuiront l'augmentation des prix. Une telle gestion n'est pas la faute à Free.
    Sinon, globalement, on a 2 opérateurs qui sont restés au même niveau, voire se sont développés, un opérateur qui s'est créé et un opérateur qui a réduit d'envergure. Il y a toujours des gagnants et des perdants mais au final, on peut dire que la France a progressé ! Surtout les clients qui ont gagné 5% de pouvoir d'achat ! Que est-ce que cela aurait donné comme crise en France si on avait pas accepté la création du 4ème opérateur avec 5% des revenus en moins (alors que déjà la situation en France n'est pas fameuse) !

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