Bouygues Telecom, l’opérateur qui valait 8 milliards

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SFR-Numericable se verrait bien avaler tout cru Bouygues Telecom. Selon une information de BFM Business, le groupe de Patrick Drahi serait prêt à mettre 8 milliards d’euros sur la table pour racheter son concurrent.

Les rumeurs de concentration du marché des télécoms en France ont faibli, mais cela ne l’arrête pas. Boulimique, Numericable l’est assurément. Après avoir racheté SFR et Virgin Mobile, il se verrait bien mettre la main sur Bouygues Telecom… à tel point qu’il a déjà défini le montant qu’il est prêt à débourser pour une telle acquisition. « Numericable communique déjà sur un prix de 8 milliards d’euros », indique une étude d’OFG Recherche, qui estime également que les synergies d’un tel rapprochement permettrait au groupe d’économiser 2 milliards d’euros.

Néanmoins, une telle opération pourrait se révéler compliquée d’un point de vue concurrentiel. Afin de créer le méga-opérateur dont il rêve sans être bloqué par les autorités de régulation, Patrick Drahi pourrait être contraint de faire des concessions. De par sa position d’opérateur le moins puissant sur le marché, Free deviendrait alors un acteur incontournable, un arbitre sans qui le rachat ne pourrait pas avoir lieu. À titre d’exemple, cela pourrait passer par la récupération de certains actifs, un peu lorsque Bouygues Telecom avait consenti à revendre son réseau mobile à Free en cas de réussite de son dossier de reprise de SFR.

À l’heure actuelle, aucun des opérateurs ne se risque toutefois à accréditer un tel scénario. SFR-Numericable se dit toujours « exclusivement mobilisé et concentré sur l’intégration de SFR », Bouygues Telecom toujours prêt à continuer en cavalier seul. Quant à Free, il n’a pas souhaité s’exprimer.

Source : BFM Business
Photo : Kaledj777 (sous licence Creative Commons BY-SA 3.0)

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

4 commentaires

  1. Et c'est pas fini. 8 Milliards, même pas sur que Martin regarde l'offre avec intérêt vu son succès actuel sur le fixe, la qualité de son offre 4G et les résultats trimestriels qui montrent que son plan de restructuration marche.

  2. Numéricable (comme le Vivendi de Messier, et bien d'autres), c'est un château de cartes bâti sur du sable, une dette démesurée.
    À la moindre bourrasque, tout s'effondrera.
    Comme d'habitude, les salariés seront les premières victimes, suivis des sous traitants et de leurs personnels. Et vu la taille du monstre, pour limiter les dégâts collatéraux l'État (donc notre poche) devra encore faire le pompier.
    Mais comme on se refuse toujours d'apprendre de l'Histoire, on jurera une fois de plus, la main sur le cœur que l'on ne savait pas et que l'on à rien vu venir.
    Drahi et ses complices, eux, le magot dans des paradis fiscaux, se la couleront douce au soleil.

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