Alain Weill (Altice-SFR) : sur les droits TV, « nous apprenons en marchant »

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Sur les droits audiovisuels, Altice (SFR) a soufflé le chaud et le froid — allant jusqu’à renoncer à l’exclusivité de ses droits sportifs. Son patron, Alain Weill, se défend pourtant de tout changement stratégique dans le Buzz Média Le Figaro.

En créant une filiale dédiée à la vente de ses droits audiovisuels, en début d’année, Altice entérinait discrètement la fin de sa stratégie d’exclusivité. L’opérateur avait pourtant misé gros sur la convergence télécoms-médias et avait estimé, dans un calcul contestable, que la diffusion exclusive de la Ligue des Champions lui permettrait de gagner beaucoup plus de 400 000 clients fixes par an…

Aujourd’hui, Altice a simplifié son offre en séparant hermétiquement l’accès Internet des services médias (TV, presse…), et il s’apprête à proposer son bouquet sportif aux autres opérateurs. A-t-on raison d’y voir de la stratégie de convergence, tant vantée comme l’alpha et l’oméga par SFR en 2017 ?

« Pas du tout », assure Alain Weill au micro du Figaro. « Nous croyons plus que jamais à la convergence. Nous avons simplement tiré les conséquences des premières années d’expérience ». Peu après, dans un accès d’humilité rare, il concède toutefois : « nous n’avons aucun regret. Patrick Drahi est quelqu’un qui va très vite et nous apprenons en marchant. Aujourd’hui, nous nous réorganisons » assène celui qui refuse toutefois d’admettre une « erreur de vision stratégique ».

Avec les autres opérateurs, « les négociations démarrent »

Concernant le bouquet RMC Sport, futur nom des chaînes SFR Sport, Altice a bon espoir de le proposer chez les distributeurs concurrents « avant le lancement de la Champions League, en août ». Pour l’heure, « les négociations avec les opérateurs démarrent ». Alain Weill s’attend à des discussions tendues : les négociations « seront dures, mais c’est normal », estime-t-il.

Pour résumer, la stratégie est désormais double : SFR compte désormais à la fois attirer des abonnés grâce à ses droits sportifs, et tirer un complément de revenus de la vente de ses contenus aux autres distributeurs. Et n’y voyez surtout rien de paradoxal…

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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