StopCovid : les ambitions d’un cheval de course les capacités d’un cheval de trait

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L’outil numérique propulsé par le Gouvernement à coup d’effets de manche médiatique, était censé, pour rappel, participer à l’effort national de lutte contre le Covid-19.

A tel titre, il était présenté comme la clé de voûte du Gouvernement, du plan d’urgence sanitaire mis en place, avec la participation d’acteurs majeurs comme l’INRIA, Orange, Cap Gemini, la CNIL… ainsi qu’un lancement annoncé avec force effets de communication de la part de Stéphane Richard et Cédric O, Secrétaire d’Etat au Numérique.

L’application en elle-même, nous avait posé quelques interrogations légitimes notamment concernant :

– son lancement a posteriori, plusieurs semaines après l’entrée en vigueur du protocole de déconfinement et une poignée de jours de tests;

– l’utilisation d’une technologie Bluetooth particulière, pas forcément compatible avec l’intégralité du parc de smartphones actuellement sur le marché ;

– le partage des données collectées, qui est effectif sue l’intégralité des personnes croisées, ce qui n’était pas prévu de la sorte, ainsi que leur conservation;

– le coût des serveurs qui hébergent le projet, qui fait l’objet d’une action en Justice actuellement.

Des difficultés majeures dès le départ

Quelques jours seulement après les premiers tests outre une publication vertueuse de son code source, un captcha Google était venu sournoisement semer le doute quant à l’intégrité de cette application. « O ! surprise » !

L’apparition sur l’écran des Smartphones Android d’une autorisation vers le GPS a parachevé la difficulté d’une communication limpide de la part du Gouvernement sur l’intégralité du projet.

Or, force est de constater que depuis sa mise en place, l’application, si elle a rencontré un succès fulgurent dès le départ avec pas moins d’1 million 900 000 téléchargements, elle accuse depuis lors 460 000 désinstallations et … 14 véritables alertes portant le nombre de personnes réellement déclarées positives grâce au processus d’échange de données à … 68.

« C’est vrai que ce nombre de notifications est assez faible nous étions assez étonnés. Nous ne savons pas si le chiffre est logique ou pas. La seule manière de mieux comprendre comment les gens interagissent avec l’application c’est de faire des enquêtes sur le terrain » a déclaré Cédric O.

Un désaveu déguisé en surprise de la part de Cédric O qui n’a concrètement pu donner aucune explication sur les résultats recueillis, ce qui est un comble alors que ces derniers sont censés faire l’objet d’une analyse particulièrement pointilleuse (et il ne saurait en être pas moins).

Aie ! S’agissant d’une application de cette ampleur, on aurait pu attendre un peu plus /mieux en termes de communication.

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