Début du procès d’Emule-Paradise (MàJ)

3

Mise à jour : le procès a été une nouvelle fois reporté, un conseil de Vincent Valade ayant demandé « le renvoi de l’affaire pour cause d’empêchement personnel » selon l’AFP. Suite des procédures le 31 janvier 2011…


Article initial (10:58) :

Le procès de Vincent Valade, créateur du site Emule-Paradise, annuaire de liens en 2005 et 2006, s’ouvre ce lundi 13 septembre devant le Tribunal correctionnel de Paris.

Le procès, déjà reporté au mois de mars pour donner plus de temps à la défense, mettra sur le banc des accusés non seulement le responsable du site, mais aussi sa régie publicitaire Net Avenir. Ils devront faire face à une partie civile conséquente, regroupant (entre autres) Galatée Films, Pathé Renn, Jean-Yves Lafesse et plusieurs associations de production cinématographique.

Vincent Valade est poursuivi pour « mise à disposition de films sans l’autorisation de leurs ayants droit ». Emule-Paradise aurait mis à disposition les liens vers quelque 7113 films protégés par le droit d’auteur, eux-mêmes partagés par des internautes sur le réseau ed2k (eMule), et aurait permis à son créateur d’engranger environ 416 000 euros de revenus publicitaires en deux ans.

L’audience devrait se poursuivre jusqu’à mercredi.

Source : Le Point

Partager

A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction]
Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

3 commentaires

  1. Tout le monde pourra noter que dans toutes ces affaires on reproche un enrichissement personnel aux responsables des sites de partage. C'est incontestablement une circonstance aggravante et on peut comprendre que les ayants droits puissent se sentir lésés (pour le moins). Pour moi le partage ne doit jamais se monnayer (même de façon indirecte) sinon cela devient du commerce et dans ce cas, de la contrefaçon.

  2. spamnco a écrit :
    Tout le monde pourra noter que dans toutes ces affaires on reproche un enrichissement personnel aux responsables des sites de partage. C'est incontestablement une circonstance aggravante et on peut comprendre que les ayants droits puissent se sentir lésés (pour le moins). Pour moi le partage ne doit jamais se monnayer (même de façon indirecte) sinon cela devient du commerce et dans ce cas, de la contrefaçon.
    Oui, enfin surtout, on lui reproche d'avoir mis à disposition des fichiers, ce qui est A PRIORI n'importe quoi. Loin de moi l'idée de discréditer la justice française, mais c'est juste totalement faux :D Attention hein, je ne suis pas en train de dire qu'on a affaire à un ange. Mais des annuaires de lien, il en existe tellement un peu partout, que cette affaire ressemble plus à un acharnement collectif envers un individu à titre d'exemple. Quant aux sites tirant des revenus publicitaires, c'est une norme sur Internet, mais là encore j'ai l'impression qu'on essaye de jouer sur l'ignorance du public pour faire croire que c'est exceptionnel.

  3. Mon dieu, dans ce cas, mais que fais la police, google partage bien plus de lien que ce site et avec des revenus publicitaires associés sans aucune mesure. Y'a qu'a demander à google "filetype:torrent" et voir le résultat. Si on condamne les sites d'annuaires maintenant, aucun moteur de recherche ne va y survivre.

  4. Réagir sur le forum