Iliad Italia traîne TIM devant la Justice pour des pratiques anti concurrentielles

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La filiale italienne du Groupe Iliad a saisi la Justice d’une action aux termes de laquelle elle revendique pas moins de 71 millions d’euros, du chef de concurrence déloyale à l’égard de son principal adversaire sur le marché : TIM.

La version italienne de l’opérateur de Xavier Niel, qui s’est développée sur la péninsule il y a deux ans à peine, peut d’ores et déjà se prévaloir de presque 6 millions d’abonnés à ce jour.

Un marché monopolisé par un seul opérateur avant le lancement de la filiale italienne d’Iliad

Il faut dire qu’en Italie, la concurrence est âpre et l’arrivée sur le marché d’Iliad Italia avait pourvu à une baisse drastique des abonnements dont les modalités de souscription étaient pénalisantes pour certaines ménages au regard des montant sollicités par mois.

L’offre était par ailleurs monopolistique, ce qui ne permettait pas de pouvoir choisir son opérateur en toute liberté.

Une situation bien arrangeante à laquelle il a été mis un terme par le Groupe Iliad lors de son arrivée sur le marché et qui a donné lieu à des pratiques peu délicates à son égard.

On apprend donc dans un document publié par TIM, l’opérateur alors en place, qu’Iliad Italia s’est lancée dans la voie d’une action en justice, afin d’obtenir réparation du préjudice causé par des méthodes apparemment jugées indélicates.

Kena Mobile la cartouche Low Cost de TIM.

Des offres exclusives ont en effet été montées à la destination des clients recrutés par Iliad ou bien du « winbacks » en cas de retour au bastion TIM, lancées par Kena Mobile, la filiale low cost de TIM pour contrecarrer le lancement d’Iliad Italia.

Une filiale low cost qui a rapidement pris la forme d’un opérateur “virtuel no frills”, destiné à public jeune, peu enclin à payer cher son abonnement mobile.

Un argument commercial, car la véritable fonction de Kena Mobile sur le marché, était de contrer la fusion Wind/3 Italia, particulièrement inquiétante pour TIM.

Et il faut dire que les tarifs des abonnements étaient particulièrement attractifs : 3,99 EUR pour l’offre Kena Voce (1 000 minutes d’appels), 3,99 EUR pour Kena Internet (4 GB de trafic internet en 3G) ou encore 9,99 EUR pour l’offre Kena Digital qui propose 600 minutes, 6 GB et 100 SMS.

Des méthodes qui ont fortement déplu et dont le caractère particulièrement déloyal sera évalué par la Justice italienne si celui-ci devait être reconnu.

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