Jeremie Berrebi : « il manque en France une culture internationale »

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Dans une interview consacrée à Clubic Pro, Jeremie Berrebi, co-fondateur du fonds Kima Ventures (avec Xavier Niel) présente sa vision de l’investissement à l’échelle internationale, sur la présence du marché français dans le monde, etc.

Jeremie parlera également plus en détail du modèle d’investissement de Kima Ventures, et on réentendra parler de Plyce, le service de géolocalisation, sorte de “Foursquare à la française” soutenu par le fonds d’investissement.

Extrait :

Jeremie Berrebi, bonjour. Pour Kima Ventures, le marché d’investissement est clairement mondial. Une façon de dire qu’il faut sortir des frontières françaises ?

Il manque effectivement en France une culture internationale. La réussite de la Silicon Valley s’explique en partie par le fait que les startups n’y montent pas des services dédiés aux Etats-Unis uniquement, mais globaux. En France, plusieurs freins sont récurrents : par exemple, on y parle très mal anglais. C’est assez impressionnant de voir que parmi tous les directeurs des acquisitions des grosses entreprises américaines ou autres, aucun ne passe jamais en France. Ils vont en Angleterre, où ils basent souvent leur siège européen, ils vont constamment en Suède, souvent en Allemagne, et en Israël, on en rencontre toutes les deux semaines. Mais en France, à part pour la conférence Le Web, non. Notre but, avec Kima Ventures, est de faire réellement entrer les entreprises dans le jeu international. Nous avons une forte partie dédiée au réseau, avec un site web où les entrepreneurs peuvent discuter, etc. Eh bien, même si 70% des entreprises sont françaises, on n’y parle qu’anglais.

- Retrouvez l’intégralité de l’interview sur Clubic

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A propos de l'auteur

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1 commentaire

  1. Je partage totalement son avis concernant la culture internationale des entreprises françaises. Même en tant que simple candidat à une offre d'emploi dans le secteur IT (qui devrait pourtant être LE secteur où l'Anglais est le plus indispensable), il est flagrant que la maîtrise d'un Anglais courant est considérée comme un atout sensible en France, tandis qu'il est juste un prérequis 'normal' dans les autres pays européens (y compris les pays francophones).

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