Hadopi : Free continue la résistance

0

Les représentants de Free/Iliad, Xavier Niel en tête, n’ont jamais caché leurs désaccords avec la loi Hadopi. Hier, lors de la présentation des résultats semestriels, Maxime Lombardini a réaffirmé la volonté du groupe de facturer au gouvernement toute identification d’IP.

Alors que le ministère de la Culture estime qu’il ne doit rien aux opérateurs, et que ces derniers affirment le contraire, textes de loi à l’appui, la tension est palpable. Le rassemblement des principaux opérateurs (à l’exception de SFR) au sein d’une lettre de revendication commune ne trompe pas.

Non seulement Free n’aurait pas encore obtenu de réponse à cette lettre, mais il se trouverait dans un flou bien trop important pour estimer les premiers coûts, liés à l’identification des adresses IP. Maxime Lombardini, DG du groupe Iliad, expliquait hier : « pour faire des chiffrages, il faut connaitre des volumes, un rythme, pour le moment on n’est pas à même de donner un chiffre. Après pour la première étape, qui est l’identification des adresses IP, on n’est pas sur des montants faramineux. Une étude avait évoqué 70 millions d’euros, on est très très loin de cela ».

Pas question pour Free, donc, de mettre en œuvre une identification d’IP gratuite. Néanmoins, l’opérateur semble penser qu’il ne s’agit que d’un malentendu entre le ministère et la Haute autorité, et ne semble pas avoir de doutes sur la mise en place de ces remboursements à l’avenir : « il y a un petit jeu de ping-pong entre l’Hadopi et le ministère de la Culture, je pense que ce sera réglé. Pour notre part en tout cas, c’est un préalable à la mise en œuvre ».

Tout prouve que Free se tient bel et bien prêt à répondre à la demande de la Hadopi dès que les détails financiers seront réglés. En effet, une offre d’emploi récente, publiée sur son site web, montre qu’il est prêt à recruter un « assistant administratif pour son équipe Obligations Légales », notamment chargé de « traiter les demandes des Autorités » mais aussi, plus ironiquement, de « gérer la facturation des prestations ». Le message au gouvernement semble clair.

Source : PC INpact

Partager

A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

Les commentaires sont fermés.