Free Mobile : le dossier de candidature pour l’attribution des fréquences 3,4 – 3,8 GHz enfin déposé auprès de l’ARCEP

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Free Mobile, c’est désormais officiel, a procédé auprès de l’ARCEP, au dépôt d’un dossier de candidature pour l’attribution des fréquences de la bande 3,4-3,8 GHz en France Métropolitaine.

Une démarche dans laquelle l’opérateur de Xavier Niel a été rejoint en toute bonne logique, par ses concurrents directs, Orange, SFR et Bouygues Telecom.

Source ARCEP

Les quatre candidats ont conjointement, dans le cadre de leurs dossiers respectifs, sollicité l’attribution d’un des quatre blocs de 50 MHz qui seront attribués en contrepartie de la souscription aux engagements prévus par la procédure, ce qui leur permet de participer à la phase d’attribution des blocs de 50 MHz, ainsi qu’à la phase d’attribution des fréquences encore disponibles par la suite.

L’Arcep va désormais instruire les dossiers de candidatures, ainsi qu’elle l’a confirmé ce matin par communiqué de presse, soit postérieurement à la date limite de dépôt qui était fixée aujourd’hui à 12 heures.

Une procédure qui devrait s’accélérer d’ici le mois de juin 2020.

Le gendarme des télécoms, qui entend jouer un rôle essentiel dans le cadre de ces procédures d’attribution, s’assurera de la conformité aux critères de recevabilité et de qualification de la procédure et arrêtera la liste des candidats qualifiés au titre de la phase d’attribution des blocs de 50 MHz.

À l’issue de cette instruction, la liste des candidats admis à participer aux enchères sera officiellement publiée.

Les fréquences encore disponibles après cette phase d’attribution des blocs de 50 MHz feront l’objet d’une procédure de sélection par critère financier qui se déroulera au mois d’avril ainsi que cela a été annoncé récemment afin que les autorisations puissent être délivrées au plus tard en juin 2020.

Un cahier des charges précis qui ne souffrira aucune carence.

Pour rappel, les critères d’éligibilité à cette phase particulièrement déterminante, ont été fixés par l’ARCEP au sein d’un cahier des charges extrêmement précis et il est requis de la part des candidats à l’attribution des bandes de fréquences, de souscrire à l’ensemble des engagements qui y sont prédéfinis.

Il faut dire que les enjeux sont importants, notamment pour les entreprises et l’ensemble des acteurs économiques (entreprises, collectivités, administrations ..) qui attendent une réponse adaptée en termes d’offres, de couverture, de performances pour leur propre développement dans des secteurs souvent concurrentiels économiquement.

La couverture à l’intérieur des bâtiments, la mise en place d’offres spécifiques à chaque secteur d’activité sur le réseau fixe comme mobile, une assistance dédiée ainsi que la transparence des opérateurs quant aux prévisions de déploiement ou à la gestion des pannes, sont des critères particulièrement importants pour les acteur économiques d’aujourd’hui comme de demain.

La 5G va s’enrichir progressivement, au gré de l’évolution des standards au niveau mondial. Une étape importante doit être franchie autour de 2022, avec la 5G dite stand alone, qui apportera des fonctions de gestion intelligente du réseau et une interactivité en temps quasi-réel, ce qui devrait être un gain qualitatif au niveau des communications comme en termes de développement de l’internet des objets ou des projets smart cities.

Au delà d’un enjeu pour les opérateurs, la 5G constitue un véritable défi économique comme technique qui repose sur le respect du cahier des charges défini par les différents acteurs de ce processus d’attribution.

Autant dire qu’aucun détail n’a du être véritablement laissé pour compte par les différents candidats et présume d’une bataille âpre d’ici le début de l’été 2020.

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