Montebourg veut encadrer la fin de l’itinérance entre Orange et Free

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Le contrat d’itinérance conclu entre Orange et Free continue à déranger, manifestement, en haut lieu. Sous la pression insistante d’un opérateur concurrent, Arnaud Montebourg envisage de « préparer les esprits » à la fin de cette itinérance…

Une première limite à l’itinérance entre les deux acteurs a été fixée par l’Autorité de la concurrence début 2013 : le contrat ne devra pas se prolonger au-delà de 2016, pour le droit d’itinérance 2G, et 2018 pour la 3G. Mais Arnaud Montebourg craint que cette limite ne soit pas respectée et que les deux opérateurs ne prolongent encore l’itinérance ; selon Les Échos, il envisage donc d’encadrer lui-même la fin de ce contrat.

Or, le ministère de l’Économie et des Finances n’a pas le pouvoir d’agir directement sur le contrat, privé, entre Free et Orange. Seul l’Autorité de la concurrence le peut. Ainsi, « il ne s’agit pas d’exiger la fin du contrat à court terme, mais de préparer les esprits », expliquent donc Les Echos, citant l’entourage du ministre.

Le gouvernement envisagerait plutôt de faire pression sur Free ; contre l’attribution de fragments de fréquences sur la bande 1800 MHz au quatrième opérateur, issues de la réallocation du spectre 2G, il pourrait exiger la fin du contrat d’itinérance. Ces fréquences sont particulièrement importantes pour Free, puisqu’elles pourraient lui permettre de disposer d’un petit réseau 2G… à condition que les autorités le permettent (rappelons que Free ne dispose pas, à ce jour, de licence 2G). À défaut, le gouvernement pourrait se montrer plus radical, et inciter Orange à reconvertir ses fréquences 1800 MHz en 4G, ce qui priverait Free de son réseau voix 2G en itinérance…

Un opérateur concurrent, dont le nom n’est pas cité, semble avoir joué un rôle important dans l’action du ministre : « la fin de l’itinérance redonnerait de l’air à tout le secteur, car Free serait obligé d’investir massivement et cela changerait la donne au niveau du modèle économique : il ne pourrait plus se permettre d’être aussi agressif sur les prix », affirme cet acteur anonyme, dont il est dit que les entrevues avec le ministre se sont multipliées récemment.

Source : Les Échos

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

46 commentaires

  1. pourquoi il croit toujours être là le bouffon de l’Élysée, monsieur pain au chocolat ferait mieux de s'occuper des vrais problème et ne pas agiter les bras comme un moulin a vent

  2. Attention attention, quelque chose marche il faut donc y remédier, des adultes consentants ont signé un accord contractuel gagnant-gagnant, c'est intolérable et il faut y remédier...
    Quel bande de parasites...

  3. Quel sinistre incapable. Comme ses copains, il ne sait qu'imposer ses idées et se faire plaisir. C'est très loin de ce qu’espéraient les pauvres 51,xx % des Français qui se sont fait pigeonner.

  4. C'est tout à la fois atterrant et intolérable. Comme écrit plus haut le contrat d’itinérance est un contrat privé gagnant/gagnant pour Free et Orange ainsi que pour nous clients de Free. Alors que le gouvernement devrait aider Free en lui allouant de nouvelles fréquences, il fait tout pour l’empêcher de se développer. C'est aussi vite oublier le délai qui a été accordé aux autres opérateurs lors de leur propre lancement. Tout ceci est nul et nous devons nous organiser pour faire pression sur le gouvernement en dehors des visites/lobby des autres opérateurs dans les salons lambrissés de Monsieur de Montebourg.

  5. Je croyais que ce "sinistre" avait une fonction (qui n'a "jamais existé avant") du "redressement progressif" (ce qui ne veut rien dire), est un incapable dans ce domaine, tout en gueule comme les "brochet d'Auvergne". Tout ce qu'il touche s'effondre, il crève de jalousie de voir XN réussir à faire tourner son entreprise alors que lui les fait couler. Tout à l'image des autres du gouvernement de la justice, de l'éducation, etc, etc 

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