Le CFE-CGC d’Orange saisit le Conseil d’Etat contre Free

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On vous ment, le réseau Free n’existe pas

Le syndicat CFE-CGC/UNSA FT-Orange, qui s’était déjà illustré à plusieurs reprises pour ses prises de position radicalement anti-Free, a décidé de saisir le Conseil d’Etat sur la couverture du réseau Free Mobile, présumée insuffisante au regard de ses obligations.

Bien que l’Arcep (Autorité de régulation des télécoms) et l’ANFR (Agence nationale des fréquences) aient, chacune de leur côté, confirmé que Free Mobile respectait bien ses obligations de couverture (soit plus de 27% de la population en janvier 2012), le syndicat se refuse à l’admettre.

Dans un communiqué, le CFE-CGC/UNSA continue à défendre l’idée que « Free Mobile ne respectait pas ses obligations de couverture fixées par l’ARCEP » en affirmant que le réseau Free n’est pas en mesure d’écouler le trafic « à toute heure de la journée ». Mieux, selon lui, « tout porte à croire que cette société a dégradé son réseau et éteint ses équipements dès le lancement commercial de ses offres ». En conséquence de quoi le syndicat affirme que Free Mobile profite d’un contrat d’itinérance avec Orange « de façon totalement illégale et usurpée »

Après avoir essuyé un revers de la part de l’Arcep, qui n’a fait que reconfirmer la validité du réseau de Free Mobile sans donner suite aux récriminations du syndicat, le CFE-CGC/UNSA a décidé de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat, accompagné du Syndicat national des télécoms SNT-CGC, qui se joint à la procédure.

« Les syndicats demandent au Conseil d’État de « déjuger » l’ARCEP et de l’obliger à appliquer la procédure de sanction prévue », est-il expliqué dans le communiqué.

De son côté, Free Mobile avait déjà mis en garde les consommateurs face à la « campagne de dénigrement » dont il s’estime victime. En continuant à nier la réalité d’un réseau démontré par deux autorités distinctes, utilisant chacune ses propres mesures, les syndicats devront apporter de solides preuves de leurs dires. A moins qu’ils ne cherchent simplement à provoquer un nouveau coup d’éclat…

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

20 commentaires

  1. seul et envers tout le monde (y compris son propre camp) !!! Je me demande si les meneurs de ces syndicats connaissent leur métier... à force de préparer des manifs et procès, ils oublient le fonctionnement des métiers qu'ils protègent !!!
    S'il y a lieu de contester le contrat d'itinérance qui lie Orange et Free, c'est à la direction d'Orange d'attaquer Free et non les syndicats... ils remettent donc, par cette procédure, en cause les compétences de la direction d'[b]Orange[/b], ainsi que celle de l'[b]Arcep[/b] et de [b]Anfr[/b] !! là ils font fort !!!
    quand ils auront perdus leur procès, viendront s'ajouter à cette liste : l'Etat, et après : l'Europe, et après : le MONDE entier !

  2. La CFE-CGC/UNSA est largement minoritaire chez Orange, pourquoi les autres syndicats ne suivent pas? La CGT, la CFDT, FO et la CFTC ne se sentent-ils pas concernés ou trouvent-ils ridicule ces attaques infondées?

  3. Je suis effaré.
    sans vouloir défendre les yeux fermés Freemobile, nous avons en face un syndicat qui se permet de dire à l'autorité qu'elle se trompe !! trop fort, mais en plus le rôle d'un syndicat est de protégé les employés, pas de gérer l'entreprise ou de se mêler des concurrents.
    Pauvres employés, ils peuvent continuer à se flinguer avec des abrutis pareil !!

  4. La raison de tant d'agitation? Le vent brassé par ce "syndicat" est tout ce qu'il reste à mettre à profit par les vendeurs des concurrents de freeM.
    Leur hotline? Bah on peut rien dire (on a bien essayé) mais gratuite, française ET primée, ça va être dur à attaquer.
    Alors ils continuent à FUDer sur leur lancée à propos du réseau... Tant qu'on est pas condamné, pourquoi s'arrêter, hein PàG?
    Certains media, peut-être en manque de revenus publicitaires issus du secteur relayeront probablement l'intox.

  5. toutes les précautions concernant les termes utilisé, sont là parce que les 3 opérateurs les ont voulus ainsi.. pour leur laisser plus de marge d'interprétation... ces précautions sont en train de se retourner contre eux...
    C'était bien quand les 3 s'entendaient... mais beaucoup moins quand un 4e joue mieux qu'eux au jeu de l'autruche.
    Donc, et encore plus s'ils se basent sur des articles de l'ARCEP ou de l'ANFR, les syndicats se veulent plus compétants que ces 2 organisations... puis qu'ils vont à l'encontre des conclusions de ces derniers...

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