L’Autorité de la concurrence veut mettre en demeure Free sur l’itinérance

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Lors d’une conférence de presse s’étant déroulée jeudi dernier, le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, a exprimé son souhait de voir Free mis en demeure. En cause : l’itinérance avec Orange, pour laquelle aucun calendrier d’extinction progressive n’a été mis en place

« Il faut que l’Arcep mette en demeure Free avant l’échéance réglementaire (2016 ou 2018, ndlr). Il faut anticiper et ne pas attendre le dernier moment, pour vérifier qu’il est sur la bonne trajectoire d’investissement », a asséné Bruno Lasserre, exhortant le régulateur des télécoms à prendre des mesures contre Free.

L’Arcep, qui a ignoré les recommandations du gendarme concurrentiel sur ce sujet, est pointée du doigt : « nous n’avons vu aucune étude à la suite de cette proposition, aucune proposition concrète, aucune réunion menée par le régulateur pour mettre en place le calendrier et la méthodologie que nous avons suggéré. Nous sommes déçus que rien n’ait été fait depuis un an ».

Pour Bruno Lasserre, une extinction par plaques reste donc le seul moyen de s’assurer que Free continuera à investir dans son propre réseau, et sera prêt à éteindre définitivement l’itinérance lorsque l’échéance sera venue. Mais du côté des opérateurs concernés, en coulisses, il se murmure que cette solution ne serait tout simplement « pas faisable techniquement »… La balle est désormais entre les mains de l’Arcep.

Source : La Tribune

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

17 commentaires

  1. Question: Imaginons que free ne puisse pas gérer lui même ses millions d'abonnés. A échéance et cloture de l'itinérance, l'entreprise et ses dirigeants ne passeraient-ils pas pour des énormes buses?

    Perso, de tels avertissements, j'y vois surtout un discours: "ne vous attendez pas à la moindre rallonge parce que vous avez des difficultés pour déployer votre réseau".
    Le gendarme des telecoms n'a rien prévu pour une itinérance désactivée par secteur, difficile pour lui d'imposer de nouvelles contraintes.
    Bref, des paroles à peine déguisées en premier avertissement. En espérant que freeM déploie à tour de bras, c'est dans leur intérêt, et celui de ses abonnés.

  2. Faut aussi prendre en compte que ce système de désactivation par plaque n'est pas possible, combien de ville ne sont t pas encore à 100% couverte par Free Mobile ? Beaucoup pour pas dire toute, c'est le cas chez moi, j'ai une bonne couverture sauf au centre où il n'y a pas d'antennes.

    On peut donc imaginé que ce qui est proposé n'est pas facile à mettre en place à moins qu'une ville soit a 100% couverte.

  3. Bonjour,

    L’itinérance devait au contraire être obligatoire ! Une mutualisation des installations limiterait le nombre d'antennes. On parle de compagnie privée sur le réseau ferré français, seront-ils obligés d'avoir leurs propres voies ?

    A+
    Maurice

  4. Quirio22 a écrit :
    Une mutualisation des installations limiterait le nombre d'antennes.

    Probablement pas, non. Pour plein de raisons. Déjà, les opérateurs n'utilisent pas tous les mêmes fréquences. Ensuite, une antenne a une capacité limitée, et un opérateur installe souvent lui-même plusieurs antennes sur un même toit en zone dense car une seule ne suffirait pas.

    Les opérateurs mutualisent déjà assez souvent un certain nombre d'équipements lorsque c'est possible : points hauts, pylônes... c'est dans leur intérêt, alors crois bien que s'il était possible de mutualiser des antennes, ils l'auraient fait depuis longtemps.

  5. Il faudrait mettre en demeure le gouvernement pour qu'il fixent le calendrier de sortie de leurs membres du gouvernement.

    L'important pour le public c'est le résultat: coût faible et bonne qualité. Si Free arrive à atteindre ces deux critères, peu importe comment il y arrive. Mais naturellement, Free a intérêt à construire son réseau car à cause du prix de l'itinérance, ils ne peuvent pas baisser les prix ou alors ils sont obligés de dégrader la qualité. Mais cela peut aussi se faire par le rachat du réseau, par la renégociation des contrats... Pourquoi l'obliger à installer les antennes en triple (alors qu'en même temps le gouvernement empêche d'installer ces antennes) ?

  6. Joearchi a écrit :

    Question: Imaginons que free ne puisse pas gérer lui même ses millions d'abonnés. A échéance et cloture de l'itinérance, l'entreprise et ses dirigeants ne passeraient-ils pas pour des énormes buses?


    On ne connaît pas les termes du contrat d'itinérance qui est de droit privé, néanmoins comme tout contrat il doit envisager les conditions éventuelles de la reconduction au-delà du terme initial ne serait-ce qu'en cas de force majeure.

    Les contrats sont de plus en plus souvent bâtis sur le modèle anglo-saxon qui prévoit la suspension, la renégociation, l'annulation et la prorogation sans avoir besoin de le soumettre à un juge.

    Joearchi a écrit :

    ... c'est dans leur intérêt, et celui de ses abonnés.


    Oui, tout juste. Que chacun s'occupe de ses affaires et les moutons seront bien gardés.

    L'autorité de la concurrence n'est pas indépendante car tous ses membres sont nommés directement ou indirectement pas l'état. Elle ferait mieux de s'occuper des vrais problèmes d'entrave à la concurrence dans le domaine du médicament entre autres.

  7. gameover a écrit :
    L'autorité de la concurrence n'est pas indépendante car tous ses membres sont nommés directement ou indirectement pas l'état.


    En même temps, les mécontents qui l'attaquent en justice (française et/ou) eropénne, gagnent très rarement. C'est dire que les avis sont plutôt indépendants.
    De plus on peut être nommé par l'Etat et faire très correctement son boulot. On est pas en République bananière non plus.
    Enfin, si tu pouvais argument sérieusement tes propos ce serait encore mieux. Au taf et montre ton impartialité et indépendance  :) !!!! 

  8. Hammett a écrit :

    ... On est pas en République bananière non plus.


    MDR, la différence entre une république bananière et la France, c'est seulement qu'ici on ne produit pas de bananes 8)

    Ritchie

  9. Hammett a écrit :

    En même temps, les mécontents qui l'attaquent en justice (française et/ou) eropénne, gagnent très rarement. C'est dire que les avis sont plutôt indépendants.
    De plus on peut être nommé par l'Etat et faire très correctement son boulot. On est pas en République bananière non plus.
    Enfin, si tu pouvais argument sérieusement tes propos ce serait encore mieux. Au taf et montre ton impartialité et indépendance  :) !!!!


    On peut aussi protéger les copains. Si c'est l'europe qui s'y est collé, c'est que l'autorité de la concurrence n'avait pas fait son boulot. Et les 331 millions d'euros seraient mieux dans notre caisse que dans celle de l'europe tant qu'à faire.
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/l-europe-inflige-une-amende-de-331-millions-d-euros-au-laboratoire-servier_1558138.html

    ritchie a écrit :

    MDR, la différence entre une république bananière et la France, c'est seulement qu'ici on ne produit pas de bananes 8)

    Ritchie


    ;D

  10. Chiffre d'affaire européen et affaire transnationale = autorité de la concurrence européenne. l'ADLC n'a pas de pouvoirs. A comparer avec la fusion SFR/Numericale ou l'ADLC est seule maître à bord car le chiffre d'affaire est réalisé au 2/3 en France.
    L'ADLC n'a pas de pouvoirs directs sur ce sujet, d'autant qu'au lancement de l'enquête en 2008, L'ADLC n'existait pas sa dans forme et dans prérogatives actuelles : 
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_la_concurrence

    Les faits :
    http://www.liberation.fr/economie/2014/07/09/six-laboratoires-dont-servier-epingles-par-la-commission-europeenne_1060537

    L'historique :
    http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0203624121104-les-laboratoires-servier-menaces-dune-lourde-amende-par-bruxelles-1022533.php

    Par n'importe quel moyen , n'abuse pas des bananes... :D  :P

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