L’Arcep s’agace quant aux délais pris pour la couverture 4G des zones rurales

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Selon les Echos, c’est un coup de pied dans la fourmilière qu’aurait opéré aujourd’hui l’Arcep auprès de Free, Orange, Bouygues et SFR en leur adressant une mise en demeure musclée, les alertant sur d’éventuels « retards pris dans le déploiement de leurs réseaux en zone rurale ».

Il faut dire que l’accord (« New Deal Mobile) conclu entre les 4 opérateurs sur le marché et l’autorité de régulation des télécoms, date du début de l’année 2018, et fait mention d’une couverture des zone rurales d’ici 2020, c’est-à-dire … demain.

Des efforts réciproques certes mais des délais impartis estimés trop « shorts ».

L’Arcep voyait à terme, un  accès à « 5000 nouveaux sites en 4G » par chaque opérateur couvrant environ 75% du territoire « zones blanches centres-bourgs » d’ici la fin de l’année 2020 et 100% en 2022 au moyen d’un remploi des antennes 2G/3G d’ores et déjà installées.

La concession opérée par l’Arcep et l’Etat, portait à la conclusion du Deal, sur une absence d’enchères, privant les caisses de l’Etat d’une rentrée d’argent conséquente (les précédentes avaient rapporté 3,6 milliards en 2012 et 2,8 milliards en 2015).

En contrepartie, les opérateurs s’étaient engagés à accélérer la densification de la couverture mobile de l’ensemble du territoire pour un coût d’investissement non négligeable, avoisinant 3 milliards d’euros répartis sur 5 ans.

Niveau infrastructure, pour Free ce déploiement concerne selon l’Agence nationale des Fréquences 10.000 supports 4G sur les 33.000 sites actuellement en service en métropole.

Une mise en demeure prématurée ?

A ce jour, le calendrier de déploiement inquiéterait donc l’Arcep et ce serait par anticipation que cette mise en demeure, d’ailleurs contestée, aurait été adressée.

Arthur Dreyfuss, Président de la Fédération française des télécoms indique de son côté que « les opérateurs déploient dans le calendrier prévuNous sommes sur le terrain quotidiennement pour résoudre les défis administratifs et techniques avec l’appui des collectivités et des services de l’Etat. L’Arcep est la bienvenue dans les territoires et se rendra ainsi encore mieux compte de la réussite collective en cours pour régler enfin le problème des zones blanches. » 

Pour l’heure, le calendrier initialement fixé suit son rythme, ainsi qu’il nous est permis de le constater sur le site même de l’Arcep.

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