L’ANFR ne voit rien à redire au réseau de Free Mobile

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Dernière mauvaise nouvelle pour Besson

Sur demande du ministre en charge de l’Économie et de l’Industrie numérique, Éric Besson, l’ANFR a mené une série complète de mesures visant à vérifier la couverture effective du réseau de Free Mobile. Et ce malgré les résultats déjà présentés par l’Arcep, seule autorité compétente dans ce domaine…

L’ANFR a finalement rendu public son rapport complet. Pour cette étude, elle a contrôlé l’intégralité des 979 stations Free Mobile déclarées en service au moment du début de la mission, sur un total de 1770 stations (en projet ou en service) fin mars.

Aucune anomalie ne semble à signaler : l’ANFR constate que 781 stations, sur les 979 mesurées, étaient pleinement fonctionnelles au moment du test (c’est-à-dire qu’elles permettaient d’émettre et de recevoir des appels ainsi qu’un service de données). Ce chiffre est jugé « cohérent » avec les chiffres fournis par Free à l’Arcep sur le nombre de stations opérationnelles, fin février.

Sur la couverture du réseau, plusieurs observateurs avaient sous-entendu que le mode de déploiement inédit utilisé par Free (en zones espacées ou en « taches de léopard ») avait conduit l’Arcep à surestimer sa couverture effective sur le territoire français. Ce n’est indéniablement pas le cas, selon l’ANFR : « la simulation de couverture réalisée à partir des caractéristiques de ces stations permet d’estimer que ce réseau présente le potentiel de couvrir 30,8 % de la population métropolitaine ».

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Couverture de l’opérateur Free Mobile
(simulée à partir des stations constatées en fonctionnement — seuil : -95 dBm)

L’ANFR se penche également avec précision sur le fonctionnement de l’itinérance 2G et 3G sur le réseau d’Orange. L’étude démonte méticuleusement les arguments avancés par certains détracteurs, mettant en avant un taux d’utilisation d’Orange très élevé, qui laissaient entendre que le réseau Free Mobile ne remplissait pas ses impératifs de couverture.

L’ANFR démontre que le taux d’usage du réseau de Free Mobile en propre n’est pas directement proportionnel à son taux de couverture. « En l’état actuel de la topologie et de la couverture propre de Free Mobile, le taux d’usage du réseau 3G de l’opérateur est vraisemblablement faible par rapport à son taux de couverture ». Un graphique vient appuyer cette démonstration : le taux d’usage du réseau Free n’explosera véritablement que lorsque sa couverture aura dépassé les 70, voire 80% de couverture à l’échelle locale dans un lieu donné.

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Taux d’usage du réseau d’abonnement (Free)
(profil agrégé correspondant à un employé de bureau, durée de 16 h, périodicité de recherche du réseau de 30 minutes)

L’ANFR s’interroge enfin sur la vitesse de déploiement du réseau Free Mobile après la première échéance, constatant fin février que le nombre de stations en service sembler « marquer le pas » depuis l’étape de fin 2011. Mais là encore, les nouvelles se veulent rassurantes : « les chiffres de mars 2012 font néanmoins apparaître une relance du nombre de projets ».

- Consulter le rapport dans son intégralité sur le site de l’ANFR

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

11 commentaires

  1. Tout ça pour ça... Enfin bon, si leur analyse permet de faire taire les plus violents détracteurs, tant mieux!
    Cela permettra d'entendre un peu mieux ceux qui se plaignent pour des problèmes techniques réels (il doit bien en avoir encore, mais avec tout le tapage qui avait été fait, pas sûr qu'on les écoutait).
    Ceci étant, après avoir lu leur rapport, ils concluent tout de même dans le sens de bon nombre de détracteurs, à savoir que free doit intensifier les zones déjà couvertes... Tout en précisant que le nombre d'antennes posées par freemobile correspond à la moyenne des antennes posées par les opérateurs au moment de leur installation du réseau 3G... Autre temps, autres moeurs.

  2. oui, il faut intensifier le déploiement d'antennes, résoudre tous les nombreux problèmes liés à l'itinérance, former le SAV et recruter des techniciens...etc, etc...
    J'imagine que monter un empilement de structures comme Freemobile l'a fait n'est pas chose évidente, surtout en restant au plus juste prix, alors un peu de patience, d'autant plus que tous les chiffres le confirment désormais : free est dans les clous pour son déploiement.
    Point final.

  3. Espérons que le prochain gouvernement ne cherchera pas à remettre en cause le gendarme des télécoms français, comme a pu le faire Mr Besson.

  4. Je pense plutôt que le futur gouvernement va chercher à pomper de l'argent pour financer ses lubies et que les télécom ont tjs été de bonnes "vache à lait". De ttes façon c'est nous qui paierons au final. >:(
    Surtout ne pas se faire d'illusions, le dernier à avoir réussi la multiplication des "petits pains" s'appelait Jésus, et non pas Hollande, c'était ya 2000ans sur le mont des Oliviers à Jérusalem, pas à l'Elysée.
    Depuis, il n'est plus revenu! ;D

  5. Ca donne quand même l'impression qu'ils ont attendus le départ de Sarko pour oser dire qu'en fait le réseau de Free marchait parfaitement. Mais entretemps, les rumeurs ont fait du mal.

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