J.-L. Silicani balaye les accusations sur les mesures menées par l’Arcep

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Le président de l’Arcep, Jean-Ludovic Silicani, était aujourd’hui l’invité du 12-15 de BFM Business. Il est revenu, à nouveau, sur l’arrivée de Free Mobile sur le marché, et ses conséquences…

Face aux accusations émises par certains syndicats, sur les mesures de la couverture du réseau Free menées par l’Arcep, il constate que ces objections sur la méthodologie utilisée par le régulateur n’arrivent que maintenant, et n’ont pas été soulevées une seule fois lors de l’attribution de la quatrième licence 3G. « Il faudrait prendre un thermomètre différent pour Free de celui qui a été retenu pour France Telecom, pour SFR et pour Bouygues ; c’est incompréhensible et inéquitable », ironise-t-il. Il invite également à distinguer la « couverture du territoire » de la « qualité de service », qui sont deux mesures bien différentes.

Par ailleurs, il avoue ne pas craindre l’arrivée de mesures différentes menées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), à la demande d’Éric Besson. Il insiste sur le fait que « seule l’ARCEP est compétente » pour réaliser des mesures de couverture du réseau en France.

D’une manière générale, tout au long de son intervention, le président de l’Arcep a invité les trois acteurs mobiles historiques à évoluer pour « tenir compte de ce marché à quatre opérateurs… comme dans tous les autres pays d’Europe ». Selon lui, les opérateurs français n’ont pas suffisamment anticipé la possible arrivée d’un nouvel entrant, et n’ont commencé à baisser sérieusement leurs tarifs qu’une fois la quatrième licence accordée. Une agressivité commerciale plus importante, à temps, aurait peut-être pu « éviter l’arrivée d’un quatrième opérateur », constate-t-il…

Écoutez l’intervention de J.-L. Silicani dans son intégralité :


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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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