Free aura sa licence 3G ?

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Le feuilleton de l’automne…

Nouveau rebondissement dans le long feuilleton de l’attribution de la quatrième licence UMTS de téléphonie mobile en France. Alors que l’idée d’imposer un nouvel opérateur paraissait enterrée, le Premier ministre n’exclut pas de la relancer.

Dans une note adressée à l’Elysée le 31 octobre, le directeur adjoint du cabinet du Premier ministre évalue les options envisageables et conclut que le scénario consistant à attribuer un lot de fréquences de 10 MHz à un nouvel entrant et un lot de 5 MHz dans le cadre d’une procédure ouverte à tous est « un compromis qui pourrait être privilégié, en raison des garanties qu’il apporte sur l’issue de la procédure ».
« A défaut », le gouvernement pourrait opter pour une distribution en trois lots de 5 MHz ouverte à tous. Mais dans ce cas, « la réservation d’un des trois lots à un nouvel entrant devrait être favorisée ».

L’avenir pour Free et cette licence n’est pas encore joué. Probable que les réactions négatives face à l’abandon d’un nouvel entrant ont évidemment joué pour beaucoup. A suivre…

La suite de l’article original est disponible sur le site de nos confrères Journal du net ICI

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A propos de l'auteur

Je suis à Freenews depuis 2005. Je suis modérateur, rédacteur et membre du Conseil d’Administration de l’association.
Je bosse dans un service d’expertise technique d’Enedis à Tours.
Premières connexions Internet (en 33,6) en 1997 avec des factures monstrueuses !
Freenaute de la première heure, j’ai fais parti des forfaits 50H bas débit bien avant l’ADSL. Un vrai Freenaute historique…

31 commentaires

  1. "Probable que les réactions négatives face à l’abandon d’un nouvel entrant ont évidemment joué pour beaucoup" Mon oeil. - Il y a d'un côté les groupes de lobbying en faveur du status quo (FT dont l'Etat est actionnaire, Bouygues, Vivendi qui ont leurs entrées du côté du pouvoir) qui font valoir les avantages de ne garder que trois opérateurs (notamment pour le maintien d'un ARPU confortable aux trois déjà en place afin de faire face aux futurs investissements). - Il y a d'un autre côté d'autres groupes d'influence (Illiad, ARCEP, la société civile impliquée dans les télécoms en général) qui font valoir les avantages d'un nouvel entrant (concurrence accrue donc baisse du tarif des prestations profitable au client final). Après, rien de nouveau sous le soleil: de temps en temps, la voix du premier groupe parle un peu plus fort, porte un peu plus loin ou est plus en phase avec l'actualité ; de temps en temps c'est l'autre groupe. Quelle que soit l'option retenue, j'ai bien peur que ça ne change pas grand chose à court et moyen terme: - si le gouvenement di 'niet' à un nouvel entrant, c'est réglé. - si le gouvernement accepte un nouvel entrant celui-ci ne pourra pas déployer un réseau 3G fonctionnel en peu de temps (même un délai de 2 à 3 ans serait plutôt utopique). Conséquence: * soit les offres réelles ne verront pas le jour de sitôt. * soit les offres se baseront sur la réutilisation des réseaux des trois opérateurs existants (contraints par l'ARCEP). Dans ce cas, on rejoint les problématiques de MVNO: les propriétaires de réseaux ne consentiront jamais à des tarifs de gros qui permettront au nouvel entrant de proposer des offres réellement alléchantes. Le nouvel entrant sera également contraint au niveau technique ce qui ne lui permettra pas de fournir des services innovants. Et si ni les tarifs, ni les services ne sont réellement innovants, l'arrivée d'un nouvel entrant n'a aucun intérêt pour le consommateur final, au moins à moyen terme.

  2. HT06 a écrit :
    Je crains que nounouk ait raison :(
    Pour préciser mon propos: Je ne dis pas que Free ne veut pas de cette licence. Je pense plutôt que Free veut cette licence mais pas déployer effectivement un réseau 3G. A mon avis, ils veulent surtout s'offrir un ticket d'entrée (pas donné !) dans le bal des opérateurs mobiles. Ils ne déploieraient effectivement un réseau que lorsque la prochaine génération de réseaux mobiles sera à nos portes (LTE, ...) leur permettant de vendre une offre orientée 'data' et 'tout IP'. Et là on parle de 2012 dans le meilleur des cas. En attendant, on aura éventuellement droit à une offre 'intégrée' genre ADSL + MVNO, mais rien qui cassera la baraque ni au niveau du prix, ni au niveau des services.

  3. Round 7, on prend les mêmes, et on recommence encore. =) nouknouk : vu le prix de la licence, et le fait qu'elle est limitée dans le temps, crois moi qu'ils ont intérêt à vite déployer un réseau et l'amortir...

  4. Grumff a écrit :
    crois moi qu'ils ont intérêt à vite déployer un réseau et l'amortir...
    Un réseau ça ne se déploie pas d'un coup de baguette magique ou juste en sortant une valise remplie de billets. Rien que pour négocier les endroits qu'ils vont louer pour implanter les antennes, ça prend un sacré temps. Il te suffit d'une association qui te traine en justice au nom du principe de précaution concernant les ondes électromagnétiques pour te pourrir à jamais ton planning (<= ce n'est pas un jugement de valeur envers lesdites assoc', juste une constatation pragmatique du point de vue de l'opérateur). Tu peux trouver des dizaines d'autres exemples: - l'approvisionnement en matériel : tu vas voir un fournisseur en lui disant "il me faut 5000 relais" ; lui va pas te répondre "on vous les livre lundi prochain, j'ai déjà tout en stock". - les études d'implantation pour savoir où implanter les antennes de façon efficiente prennent beaucoup de temps. Il faut faire une première modélisation théorique, puis mener des tests pratiques pour affiner la modélisation, les confronter avec des endroits que tu peux potentiellement louer, etc... - les travaux de génie civil pour tirer la fibre entre les relais et leur backbone (obtenir une simple autorisation auprès d'une collectivité locale prend des mois) ... - les travaux d'ingénierie pour concevoir l'ensemble des outils nécessaires (refonte du SI, mise en place de serveurs dédiés à la téléphonie sur le backbone, mise en place des procédures pour abonner un client, genre fabrication d'une SIM, stock et livraison du téléphone mobile, formation de la hotline, ...) - Le recrutement des personnes compétentes et la mise en place d'équipes prennent beaucoup de temps: quand tu veux une personne avec de l'expérience, le plus souvent tu la débauches d'une ancienne boite. Entre le moment où elle démissionne et celui où elle peut bosser pour toi, il y a déjà 3 mois de préavis ; le délai communément admis pour qu'un ingénieur soit pleinement opérationnel dans son boulot est de l'ordre de 6 mois après sa date d'embauche. On a déjà 9 mois qui sont passés et on n'a encore rien commencé. En résumé, opérateur mobile c'est un nouveau métier à part entière, qui a certes quelques points communs avec l'ADSL, mais surtout beaucoup de différences. Devenir opérateur mobile, c'est pas juste planter quelques relais au p'tit bonheur la chance, leur attribuer une IP et faire trois pages sur un site web avec un formulaire d'abonnement. Bref, il y a une foultitude de points qui prennent un temps incompressible. Et c'est pas juste une question de moyens financiers. Alors oui, je veux bien te croire, mais jusqu'à présent, je ne suis encore jamais tombé sur une photo de Xavier avec une baguette magique qui dépasse de sa poche ;) C'est pour ça que si Free sort une offre avant 2 ans, ce ne pourra pas être autre chose amha qu'une offre type MVNO où tous les besoins exprimés ci-dessus font partie du 'packaging' vendu par le prestataire.

  5. nouknouk a écrit :
    crois moi qu'ils ont intérêt à vite déployer un réseau et l'amortir...
    Un réseau ça ne se déploie pas d'un coup de baguette magique ou juste en sortant une valise remplie de billets.
    ouais, suis pas convaincu de tes arguments : 1) il y a deja plein de mvno qui se créent rapidement -> la partie téléphone + carte sim doit pouvoir se faire rapidement 2) j'imagine que free va faire un truc du genre mvno + degroupage mobile (ie des que free degroupe un coin ton mobile se connecte sur le reseau degroupe sinon sur le reseau hote et free lisse les couts) 3) il me semble que les pouvoirs publics ont obligé les opérateurs à mutualiser les installations afin limiter les impacts environnementaux -> il y a donc une partie des installations réutilisables (ie il faut surement amener 1 fibre + quelques équipements radio mais pas tout refaire) 4) dans les coins degroupes adsl, free a déjà de la fibre pas loin -> facile de "dégrouper mobile" (l'inverse à marché pour le reseau sfr/neuf vu la vitesse à laquelle ils ont crée l'offre adsl initiale) 5) les marges sont tellement énormes au niveau des mobiles que cela permet d'investir 6) on a aucune idée du niveau de préparation actuel de free au niveau mobile... 7) c'est sur que le déploiement sera à la free (donc les premiers abonnés vont pb subir quelques bugs de jeunesse puis ca va se stabiliser...) 8) ca n'a rien à voir mais je pense qu'un nouvel arrivant permettra de débloquer le marché (ie je connais encore des gens qui n'ont pas de portable + tous ceux qui voudraient en avoir 1 perso + 1 boulot) + faire décoller la partie data je suis curieux de voir la suite des evenements...

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