Antennes : à Paris, Free pris dans des négociations sans fin

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Depuis son lancement, Free Mobile ne dispose que de très peu d’antennes à Paris. L’opérateur met en avant les difficultés d’implémentation rencontrées dans la capitale. Un article récapitulatif de la situation, sur Écrans.fr, tend à lui donner raison…

L’article revient sur le parcours du combattant mené par Free pour poser une antenne dans le XIVème arrondissement de Paris. Depuis 2009, la mairie d’arrondissement a adopté un moratoire interdisant purement et simplement toute nouvelle pose d’antennes. De quoi sérieusement compliquer la tâche au nouvel entrant…

Après avoir essuyé un premier refus en août 2011, Free a finalement posé l’antenne prévue, en janvier 2012, au 64 rue de la Santé. Malgré le désaccord de la mairie, cette dernière ne peut pas s’opposer à la pose sur un bâtiment privé : « nous n’avons pas les moyens juridiques de nous opposer à l’antenne », admet Pascal Cherki, le maire.

Néanmoins, Free s’est tout de même heurté aux réactions épidermiques d’associations et de collectifs (Priartem, Robin des Toits). Pour apaiser le climat, Free accepte de rentrer dans une logique de concertation : le 20 mars, il s’engage à mesurer la quantité d’ondes reçues depuis différentes adresses sensibles situées à proximité (une école, une crèche, l’hôpital Saint-Anne…). L’association Robin des Toits salue alors l’initiative.

Finalement, lors d’une nouvelle réunion mardi 17 avril, Catherine Gabay, directrice des affaires réglementaires chez Free Mobile, a présenté des résultats conformes aux lois et à la charte collective signée par les opérateurs en 2003. Sur une centaine de mesures environ, le pic d’émission se situe à 2,34 volt/mètre (au total, 11 mesures dépassent 1 v/m). La charte exige de « contenir à 2 v/m, le niveau moyen d’exposition effective sur 24 heures », soit une valeur pic maximum de 4,66 v/m.

Malgré ces résultats tout à fait conformes, Free se heurte à un mur : les associations Priartem et Robin des Toits demandent l’instauration d’une nouvelle charte, ramenant le pic maximum acceptable (et non la valeur moyenne) à… 0,6 volt/m, soit huit fois moins que dans la charte actuelle. Cette proposition a été retenue par le maire, qui a demandé à Free de limiter ses antennes en conséquence ; une proposition refusée par Free.

Depuis, un petit collectif anti-antenne exige avec vigueur le démontage des équipements de Free rue de la Santé. De son côté, l’opérateur ne semble pas décidé à céder encore plus de terrain.

« C’est vrai que cela a un côté un peu injuste que cela tombe sur Free qui est bien obligé de déployer. C’est vrai qu’ils paient pour les autres », confesse Célia Blauel, en charge du dossier à la mairie du XIVè. Et de fait, pour le nouvel entrant, le calvaire de l’installation d’antennes dans toute la capitale continue…

Source : Écrans.fr

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

23 commentaires

  1. idem sur le nord (59200)
    prés d'une école il y a déjà "une tour d'antennes de la concurrence"  et maintenant pour free, le maire informe la population .....etc etc...  deux poids deux mesures!
    la solution faire un équilibre des installation pour chaque fournisseur, mais là ça m'étonnerais qu'on démonte les anciennes installations.

  2. Sans prejuger de la nocivite des ondes, il n'y a pas si longtemps, le pekin moyen etait persuade qu'il pouvait respirer l'amiante a plein nez, voire meme qu'il pouvait prendre tel ou tel medicament comme coupe-faim, en plus des scientifiques lui recommandait de le faire. On a vu aussi des publicites au vingtieme siecle vantant une eau minerale comme etant la plus radioactive de France, c'etait a l'epoque un argument pubilicitaire ;)
    Maintenant, quand on voit les avis contraires au sein du monde "scientifique", difficile pour nous beotiens d'avoir un avis tranche.
    Bonne chance a Free pour implementer ses antennes, ils vont en avoir besoin.

  3. Je ne comprends pas bien pourquoi ces collectifs s'attaquent aux nouvelles antennes Free et pas aux antennes déjà en place, peut-être plus nocives car plus anciennes...

  4. Le problème est que Free arrive vraiment en pleine période de doutes et de rejets. C'était prévisible !
    Que diraient tout ces gens qui ont peur des ondes si ils ne pouvaient plus utiliser leurs superbes smartphones, pour surfer ou téléphoner ?
    Ils devraient également couper leur réveil radio, leur télé, leur wifi, leur téléphone sans fil....ne plus se servir de leur four micro ondes ... revenir au tam tam et aux signaux de fumée ?!

  5. Il n'y a pas que Paris en France ! que Free développe son réseau en couvrant correctement les villes dites moyennes et les campagnes environnantes cela fait des millions d'abonnés ... nul besoin des Parisiens ( au risque de me faire quelques copains !) ... enfin depuis des années les pseudo experts en tout genre ont largement montré leurs limites et leurs incohérences ...  :-\

  6. Plus la puissance des antennes baissent, plus ceux des mobiles augmentent !
    donc ce ne sont plus les antennes qui vont nous irradier, mais des centaines de mobiles se trouvant au tour de soit !
    Je ne suis pas pour les antennes, mais il faut s'y faire, et autant choisir la solution la moins nossive !
    Et si on doit baisser la puissance des antennes, il faut l'imposer à tous les opérateurs ! pas qu'à Free !
    Et après tout çà, on continue à nous faire croire qu'il y a une conspiration PRO Free !
    Au lieu d'avoir une antenne pour la 1x3G + 1x4G + 1x2G, la solution de Free est la moins polluante (1 antenne pour les 3 fréquences).

  7. Réagir sur le forum