Le déploiement du très haut débit limité par la qualité de l’ADSL français

28

Une grande étude se penche sur les usages et le déploiement du très haut débit en France et tente d’expliquer le retard et le manque d’intérêt des consommateurs français pour ces réseaux.

La direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS), la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI) et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ont mandaté le cabinet Analysis Mason pour la réalisation de cette étude portant sur les tarifs et les usages du très haut débit.

Parmi ses principales conclusions, celle-ci indique que la bonne qualité de l’ADSL français, « parmi les plus développés et les plus compétitifs au monde », représente un véritable frein au déploiement du très haut débit à court terme. Déjà dotés de services tels que la téléphonie ou la télévision sur IP, les consommateurs ne perçoivent pas les avantages d’un réseau THD. L’étude souligne qu’elle n’a pas identifié de réel nouvel usage lié au très haut débit, à l’heure actuelle.

En pratique, les services déjà existants pourraient être proposés dans une qualité supérieure et de manière « nettement plus fluide » grâce au très haut débit. Les atouts du très haut débit seraient surtout perceptibles au fur et à mesure de l’évolution de l’intensité des usages. L’étude cite l’augmentation de la qualité des formats vidéo (3D, ultra-haute définition), ou les usages simultanés sur une même ligne, qui réclament d’autant plus de débit. À terme, la démocratisation des services décentralisés (de type cloud computing) pourrait également favoriser l’arrivée du très haut débit.

L’étude constate enfin que la demande est plus forte dans des pays où le haut débit n’est pas si évolué, et où des services comme la VoIP ou l’IPTV, ne sont pas forcément disponibles. Des politiques interventionnistes (investissement ou co-investissement de la part de l’État) aident également à favoriser le THD et le développement de la concurrence.

Vous pouvez télécharger l’étude dans son intégralité sur le site de l’ARCEP (PDF).

Partager

A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

28 commentaires

  1. " ... le manque d'intérêt des consommateurs français pour ces réseaux."
    Non mais des fois, où sont-ils allés faire leur enquête ? Ils ne sont pas venus recueillir mon avis !!!!!!!!!

  2. Il faudrait surtout se rappeler que la fibre optique permet un débit stable quelque soit la distance du NRO, et a priori permet un ping bien meilleur. Je ne parle même pas du débit montant potentiellement symétrique.
    Cela permettrait que plus de monde soit éligible aux services TV (et évidemment VOD), aux joueurs online de s'assurer une connexion de qualité irréprochable (moyennant les évidents bouchons de réseau) et, via l'upload à foison, la joie des entreprises petites et moyennes (et de ceux qui partagent des fichiers en général ;) )
    Bref, Si l'ADSL en France est déjà bien fourni en service, cela reste de l'ADSL...

  3. Ben, complétement d'accord avec eux...
    Pourquoi se casser la tête, je suis à 7 500 mètres et des poussières du NRA le plus proche
    Continuez comme ça enfumez nous comme il faut.
    ""Une grande étude se penche sur les usages et le déploiement du très haut débit en France et tente d'expliquer le retard et le manque d'intérêt des consommateurs français pour ces réseaux.""
    Pour le  manque d'intérêt qu'il passe me voir et, en même temps qu'il s’intéresse à toutes les zones dites "blanches"
    ensuite la discussion pourra reprendre.
    PS : Cela a du être décidé à la sortie du restaurant...

  4. Entre les Ayant-Droits qui font partie des commanditaires de l'étude qui ne veulent pas voir la THD pour d'évidentes raisons de téléchargement illégale et les opérateurs qui ont retardés les investissements en se disputant le mode d'interconnexion et les tergiversations des syndics, la fibre prend un retard considérable qui n'est pas lié au désir des utilisateurs d'en disposer...
    C'EST QUAND ILS VEULENT QU'ILS NOUS L'APPORTENT LA FIBRE ON LA PRENDRA !!!

  5. Le probleme du déploiement de la fibre optique c'est que c'est ceux qui ont déjà 20 mega de débit qui en profitent en 1er. Et perso j'en ai pas besoin, de la HD un peu plus HD, de la 3d... mouai rien qu'avec le vdsl je passe à 50 mega si ils l'autorisent.
    C'est des investissements très très lourd la fibre.
    Niel pense qu'il faut déjà dégroupé toute la France et même avoir plus de NRA pour monter en débit ceux qui sont trop loin du leur.
    Surtout qu'il me semble que les 3, proposent la fibre plus cher, la ou Free fait payer la même chose. heureusement ils ont tous signés des accords de cofinancement ce qui semble enfin intelligent.

  6. Réagir sur le forum