Enchères 5G : un retard pris en raison d’un besoin de clarification requis par les opérateurs ?

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C’est ce qu’a révélé ce matin l’Agence Reuters, dans le prolongement du délai sans cesse repoussé des enchères en France, dont nous faisions part hier.

A se demander même, pour les plus septiques, si ces fameuses enchères auront bel et bien lieu ; situation qui génère une impatience bien compréhensible de la part des opérateurs, d’ores et déjà dans les starting blocks depuis plusieurs mois.

Des atermoiements préjudiciables pour les opérateurs comme pour l’image de Start Up Nation.

Une situation pointée du doigt par Arthur Dreyfuss pour la Fédération Française des Télécoms, qui n’a pas manqué d’attirer l’attention sur le retard de la France par rapport à d’autres pays et notamment en Europe, ce qui ternit l’image de Start up Nation qu’elle souhaiterait se donner.

« Nous ne sommes pas en avance, ce retard on va le rattraper, mais il ne faut pas tarder« , a indiqué ce dernier dans un entretien accordé à BFM Business.

En jeu ? des questions relatives aux normes qui semblent toujours faire débat entre le Gouvernement et les opérateurs, affectant notamment les partenariats envisagés avec les équipementiers.

« Nous sommes impatients, mais nous avons besoin de clarification avant de pouvoir se lancer. Il faut de la clarté pour savoir si on a le droit d’utiliser tel ou tel équipementier. Si demain un équipementier était interdit, la France prendrait un retard considérable » ajoute d’ailleurs Arthur Dreyfuss, dans une allusion à peine masquée à l’équipementier de Shenzen, Huawei.

Les opérateurs coincés entre impatience et besoin de clarification.

Pour rappel, les procédures d’attribution devaient démarrer dans le courant du mois d’octobre 2019 avec la publication du cahier des charges définitif pour se poursuivre sur l’année 2020 avec le déploiement par les opérateurs, de leurs offres.

Un prévisionnel est fixé d’ici la fin de l’année concernant la première étape, engendrant de facto un retard considérable dans le lancement officiel sur le marché, l’Etat envisageant une révision de la procédure d’attribution des premiers blocs de fréquence, cette dernière ayant été sévèrement d’ailleurs remise en cause par Xavier Niel dans le cadre de la Tribune qu’il avait entendu publier au début du mois de septembre dernier.

« Il faut toujours trouver le bon équilibre entre les enchères et les investissements. Aujourd’hui, les opérateurs télécoms investissent 10 milliards d’euros par an. Nous allons devoir garder cette capacité d’investissement si l’on veut continuer à déployer les infrastructures de demain, et à faire de la France un leader de l’économie numérique » conclue par ailleurs Arthur Dreyfuss. 

Aucune confirmation pour l’heure de la part de l’ARCEP comme de Bercy sur le réel fondement de ce délai supplémentaire.

Source : Reuters.

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