Covid19 tracing : la version bêta de l’application Apple/Google est sortie !

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C’est parti, Apple et Google se sont aventurés conjointement aujourd’hui dans la version bêta de la première application dédiée au tracing du Covid19.

Au menu, la diffusion de la partie Exposure Notification, dédiée au suivi des contacts.

Un système qui, en France, pose tout de même quelques difficultés quant à la confidentialité des données mais laissons-lui sa chance.

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Ces API, fraîchement conçues, ne sont cependant pas accessibles à tous les développeurs et l’idée en est heureuse, mais uniquement mises entre les mains des organisations de santé publique.

Ce qui est un moindre mal pourrait-on penser, mais ces derniers sont-ils tout de même habilités à ce que nous leur confions tout ce qui a trait à notre vie privée, les yeux bandés et en toute confiance ?

De son côté, Apple publie uniquement la version bêta 3 de l’iOs 13.5, ainsi qu’une nouvelle version, bêta également, de Xcode 11.5 qui inclut cette nouvelle fonctionnalité ayant trait à la notification des expositions, tandis que Google, dévoile une nouvelle version des Services Google Play contenant la première version de son API dédiée.

A terme, les deux géants du net prévoient de publier un modèle de code pour permettre aux développeurs d’appréhender en toute quiétude, le nouveau système mis à leur disposition.

Une version bêta auprès des développeurs et institutions de santé avant le grand public

L’objectif clairement avoué, est de procéder par suite à la publication d’une version bêta auprès des utilisateurs, de manière à recueillir le maximum de remarques à son sujet d’ici la mi-mai.

Plusieurs améliorations auraient d’ores et déjà été apportées …

L’Allemagne open, la France n’en veut pas..

Si l’Allemagne a fait savoir qu’elle entendait se doter du système conçu par les deux firmes américaines, ce n’est pas du tout le cas en France.

En effet, dans un entretien accordé il y a quelques jours au Journal du Dimanche, le Secrétaire d’Etat Français au numérique a clairement exprimé sa position en faveur d’une application uniquement conçue sur le territoire.

« C’est la mission de l’État que de protéger les Français : c’est donc à lui seul de définir la politique sanitaire, de décider de l’algorithme qui définit un cas contact ou encore de l’architecture technologique qui protégera le mieux les données et les libertés publiques », expliquait-il alors.

D’autre part, si Google et Apple s’estiment performants sur le fond de l’application et de sa conception, certaines données demeurent encore obscures quant à leur recueil et ne permettent pas de gérer de manière anonymes la confidentialité de l’intégralité des données transmises par leurs propriétaires.

Une solution made in France serait envisagée, basée sur un partenariat confié à l’INRIA et au sein duquel on retrouve certains fleurons de la technologie française dont … Orange, l’opérateur historique, qui a d’ores et déjà confié à l’INSERM pas moins de 34 millions de données relatives à ses abonnés sur injonction de Thierry Breton, Commissaire européen au numérique et accessoirement son ancien PDG.

L’Etat de son côté, invoque des incompatibilités fonctionnelles notamment relatives à des dysfonctionnements entre les applications tierces et le Bluetooth recommandé pour garantir un traçage « propre ».

L’application en question, dont on a fait l’un des enjeux majeurs de la crise sanitaire actuelle, ne faisait pas partie hier, du plan de déconfinement présenté par le gouvernement et pour cause, beaucoup de paramètres ne permettent pas pour l’heure de boucler le projet en toute sécurité et sans défiance vis à vis de l’un ou l’autre de ses acteurs.

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1 commentaire

  1. Freenews a écrit :

    L’application en question, dont on a fait l’un des enjeux majeurs de la crise sanitaire actuelle, ne faisait pas partie hier, du plan de déconfinement présenté par le gouvernement et pour cause, beaucoup de paramètres ne permettent pas pour l’heure de boucler le projet en toute sécurité et sans défiance vis à vis de l’un ou l’autre de ses acteurs.


    Ou encore parce que dans les pays où elle n'est pas obligatoire (Chine), ce genre d'application, même avec des garanties de confidentialité, fait un bide (Corée du sud, Singapour).

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