Des discussions “avancées” entre SFR et Bouygues sur un partage des réseaux mobiles

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L’opérateur SFR, dont le PDG Stéphane Roussel affirmait il y a peu que des consolidations entre opérateurs seraient inévitables, serait arrivé à un stade de discussions avancé avec Bouygues Telecom.

Selon plusieurs sources, citées par le Journal du dimanche, Vivendi (maison-mère de SFR) aurait amorcé depuis dix jours des « discussions exploratoires » avec Bouygues Telecom, en vue d’une possible unification de leurs réseaux mobiles.

Si la perspective d’« une alliance complète » a été écartée, « pour des raisons de concurrence » selon un proche de SFR, « le sujet du partage des réseaux est beaucoup plus avancé ».

Les deux opérateurs, qui collaborent déjà sur le fixe (Bouygues s’appuyant sur un accord avec SFR pour le déploiement de son réseau ADSL, notamment), voient dans la mutualisation de leurs réseaux une possible réponse à l’agressivité de leurs concurrents, en particulier Free Mobile. Jugées « sérieuses », les discussions entre les deux acteurs sont considérées comme une « vraie alternative à une alliance avec Free », confie un proche de Vivendi.

Les discussions entre SFR et Free ont, pour leur part, échoué. En partie, là encore, pour des raisons concurrentielles ; mais également car, après plusieurs réunions entre les directions des deux opérateurs au mois de novembre, Free n’aurait pas trouvé de réel intérêt à l’opération. « SFR est trop gros pour Free », affirme toujours l’un des proches de la firme au carré rouge. « Surtout, Xavier Niel est convaincu qu’il n’est pas très judicieux de se marier au concurrent à qui il pique le plus de clients ! »

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19 commentaires

  1. Il y a un peu plus d'un an, la presse s'était fait écho des souhaits d'SFR et Bouygues Telecom de mutualiser 8000 de leurs sites provinciaux pour le déploiement et l'exploitation de la 4G LTE à 800 MHz, à l'aide d'un accord de type MOCN (comme en Allemagne).

  2. PoilàGratter a écrit :

    Il y a un peu plus d'un an, la presse s'était fait écho des souhaits d'SFR et Bouygues Telecom de mutualiser 8000 de leurs sites provinciaux pour le déploiement et l'exploitation de la 4G LTE à 800 MHz, à l'aide d'un accord de type MOCN (comme en Allemagne).

    Comme quoi lorsque les opérateurs subissent suffisamment de pression, ils retrouvent un certain niveau d'intelligence, et songent à optimiser leurs coûts, et non plus balancer l'argent par les fenêtres, en réinventant en permanence la roue, et en le faisant payer à leurs clients...
    Il fut un temps où dans les télécoms, c'était l'argent facile, et les rendements à 2 chiffres... C'était le rêve! ;)

  3. Fansat70 a écrit :

    Comme quoi lorsque les opérateurs subissent suffisamment de pression, ils retrouvent un certain niveau d'intelligence, et songent à optimiser leurs coûts, et non plus balancer l'argent par les fenêtres, en réinventant en permanence la roue, et en le faisant payer à leurs clients...
    Il fut un temps où dans les télécoms, c'était l'argent facile, et les rendements à 2 chiffres... C'était le rêve! ;)


    Pour le cas que je citais, il s'agissait seulement d'une logique économique implacable En effet, couvrir les "Zones Prioritaires" en 800 MHz LTE n'est pas du tout rentable, surtout avec le calendrier réglementaire très ambitieux associé.
    La frénésie autours de l'achat des Licences LTE à 800 MHz ne repose pas du tout sur la couverture de ces zones.

    Personnellement, je n'ai pas constaté ce phénomène "d'argent facile" dans les télécoms dont vous parlez. En revanche, je note qu'investir était davantage aisé qu'aujourd'hui. Et c'est un doux euphémisme ...

  4. Il est moins aisé d'investir pour les particuliers avec un pouvoir d'achat en nette baisse d'une manière générale, avec de + en + de monde ayant du mal à se loger et à se nourrir. Or, jusqu'il y a quelques temps, certains justifiaient des marges indécentes par des investissements "conséquents" sans signaler que les dividendes versées aux actionnaires étaient très importantes.
    A un moment, il faut regarder la réalité qui est pourtant très proche de notre nez. Trop près pour faire voir nettement les choses?

  5. fabfree a écrit :

    Il est moins aisé d'investir pour les particuliers avec un pouvoir d'achat en nette baisse d'une manière générale, avec de + en + de monde ayant du mal à se loger et à se nourrir. Or, jusqu'il y a quelques temps, certains justifiaient des marges indécentes par des investissements "conséquents" sans signaler que les dividendes versées aux actionnaires étaient très importantes.
    A un moment, il faut regarder la réalité qui est pourtant très proche de notre nez. Trop près pour faire voir nettement les choses?


    Pourriez-vous définir/chiffrer ce qu'est une "marge indécente" s.v.p. ?  ???

    Quand aux dividendes, c'est l'un des modes de rémunération du risque pour les "capital-risqueurs". La proportion versée est un compromis entre de nombreux paramêtres économiques. Là aussi je suis incapable de déterminer si les dividendes sont trop ceci ou pas assez cela.

    En revanche, vous semblez vous y connaitre bien mieux que moi, et je vous invite à déchirer de devant mes yeux le voile opaque de ma myopie et de mon ignorance.  8)

  6. Marge indécente sur le coût des SMS et de la téléphonie :Free fait du bénéfice avec des SMS à 1cts et l'heure de comm à 3euros!

    Comment qualifie-t-on  la marge des 3 gros pour des abonnements à 50 euros pour 3 ou 4 H de comm?
    Et là, je ne parle même pas du coûts des appels vers les mobiles depuis "ailleurs" qui leur rapportaient aussi des revenus conséquents.

  7. fabfree a écrit :

    Marge indécente sur le coût des SMS et de la téléphonie :Free fait du bénéfice avec des SMS à 1cts et l'heure de comm à 3euros!

    Comment qualifie-t-on  la marge des 3 gros pour des abonnements à 50 euros pour 3 ou 4 H de comm?
    Et là, je ne parle même pas du coûts des appels vers les mobiles depuis "ailleurs" qui leur rapportaient aussi des revenus conséquents.


    Si je puis me permettre, sans aucune malice ni désir de vous offenser, renseignez vous un petit peu sur le fonctionnement financier et comptable des entreprises. Et notamment celles qui font des télécoms.
    C'est d'autant plus complexe que l'entreprise est de taille importante.

    Ensuite vous pourrez qualifier ce qui vous chante, mais avec des arguments tangibles et avérés, et non des opinions ou idéologies. Ces dernières sont respectables, mais n'apportent rien au débat.

  8. Réagir sur le forum