Bouygues Telecom confirme la suppression de 556 postes

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Bouygues Telecom a confirmé les rumeurs à son sujet en annonçant, lors de son Comité central d’entreprise, un plan de départs volontaires (PDV) portant sur 556 postes. L’opérateur, qui compte 9800 salariés, entend donc remercier 5% de ses effectifs.

Bouygues insiste sur la nature de ce plan, basé sur les départs volontaires : « aucun licenciement » ne sera réalisé, insiste la société dans un communiqué. « Ce plan repose intégralement sur le volontariat et la mobilité interne », ajoute Didier Casas, secrétaire général. Les emplois en boutiques et dans les centres de relation client seront préservés, pour ne pas dégrader la qualité de la relation client.

La société justifie sa décision en mettant en avant un cadre concurrentiel rude depuis l’arrivée de Free Mobile sur le marché. « Le contexte économique dans lequel se trouve l’entreprise est difficile. Le secteur est profondément déstabilisé en raison des conditions d’arrivée du nouvel opérateur et de la guerre des prix qui en a résulté », explique Didier Casas. « Ce sont toutes les entreprises du secteur, et pas seulement les opérateurs mais l’ensemble de la filière, du génie civil à la distribution, qui sont affectées. C’est ce contexte que nous avons décrit aux partenaires sociaux ».

via AFP

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

12 commentaires

  1. Et Free a toujours le bon dos, coupable idéal.
    Moi je voudrais savoir comment Bouygues& ses 2 autres petits camarades vont s'en tirer, si le gouvernement les prend encore une fois la main dans le sac pour pratiques illicites commerciales, entendez par là de l'entente (déjà condamnée une fois).
    Je voudrais bien voir comment plaideront-ils sur cette entente: coupable ou non coupable ?
    Hormis peut être Orange qui lui, s'en met plein les poches, et qui assume ses tarifs élevés, on vérifie bien que les 2 autres opérateurs mobiles ne savent pas se battre commercialement.

  2. @Yoann Ferret + EricBD
    Y a un peu de ça quand même ;)
    Je me rappelle, il y a encore un an, que ces même personnes déclaraient haut et fort "free ne divisera pas par deux la facture des français dans le mobile".
    Ils le disaient certainement comme une invocation, se persuadant que c'était une vérité sans pour autant prendre les devants. Malheureusement, comme souvent, ce sont les emplois qui sont pris en otage.
    Après, il faut quand même relativiser (un peu): qu'une entreprise baisse ses effectifs si sa part de marché baisse, c'est somme toute logique, mais l'échelle des pertes d'emplois est toute autre.

  3. Je crois que les opérateurs en place ne s'attendaient pas à ce qu'il y ait une itinérance réglementée par la Licence de Freemobile et l'ARCEP (itinérance 2G), et une autre itinérance non réglementée après l'obtention de la Licence (itinérance 3G, contrat privé, de gré à gré) et sans la régulation/arbitrage de l'ARCEP.
    Soit tous les accords d'itinérances sont régulés et réglementés, soit c'est libre ... et alors l'ARCEP ne sert à rien et c'est chacun pour soi ;)
    Au vu des arguments des candidats potentiels à la quatrième Licence 3G (ils étaient 9 + Free) lorsqu'ils ont tous --sauf Free-- décidé de ne pas déposer de Dossier de Candidature, c'était en fonction des conditions du Cahier des Charges de l'Appel d'Offre. Ou il n'était notamment question que d'itinérance 2G.
    Et il me parait évident que ces conditions d'itinérances régulées et non régulées changent la donne du point de vue de la concurrence, en ce sens que les règles du jeu doivent être connues au départ, publiées puis appliquées.
    Cela dit, à la date d'émission du Cahier des Charges de la quatrième Licence 3G, il est vraiment étrange que l'ARCEP n'ait pas intégré le droit à l'itinérance 3G. Car déja à cette époque l'usage de la data explosait. Et il semble "fair" qu'un nouvel entrant puisse se battre à armes égales avec ses concurrents.

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