Bouygues soumet deux offres différentes pour le rachat de SFR

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Toujours dans l’optique de mettre un maximum de chances de son côté, Bouygues indique qu’il a soumis au groupe Vivendi la possibilité de choisir entre deux offres différentes pour le rachat de SFR.

En réalité, Bouygues ne fait que prolonger la validité de son offre initiale, soumise le 12 mars. Celle-ci propose à Vivendi 11,3 milliards d’euros en cash ainsi que 43 % de participation au capital du nouvel opérateur. Une offre que Bouygues décrit comme plutôt axée sur la « création de valeur » puisque Vivendi peut ainsi miser sur le succès de la future entité Bouygues-SFR.

Mais la seconde offre, soumise le 20 mars, reste également valable. Celle-ci privilégie la « composante en numéraire », autrement dit le montant en cash versé lors de la vente. Celui-ci s’élèverait à 13,15 milliards d’euros. En contrepartie, la participation de Vivendi dans le nouvel ensemble serait bien moins élevée : seulement 21,5 % au capital. La solution permettrait à Vivendi de prendre moins de risques, et de se désengager plus rapidement du marché des télécoms.

Les deux offres sont valables jusqu’au 25 avril 2014, ce qui est largement suffisant pour griller la politesse à Numericable. Rappelons que la période de négociations exclusives entre Vivendi et Altice (Numericable) court jusqu’au vendredi 4 avril, soit dans 2 jours ; on saura alors si un accord définitif a été trouvé entre les deux groupes, ou si Bouygues rentre de nouveau dans la course…

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

8 commentaires

  1. En plus de cette double proposition, c'est aussi le fait que Bouygues suggere qu'il pourrait y avoir un "loup" avec Altice. Je cite le journal "Le Monde" :

    Selon Bouygues, le rachat de SFR par le câblo-opérateur, détenu par le luxembourgeois Altice, devrait tomber sous le coup de la réglementation sur les secteurs stratégiques, qui permet à l'Etat de s'opposer à un changement du contrôle du capital de certaines entreprises françaises et nécessiter, à ce titre, une autorisation préalable de Bercy.

    Si ca se confirmait, ca pourrait faire reflechir SFR encore plus.. Et avec le nouveau ministre de l'economie qui est tant apprecie sur ce forum, un refus de Bercy n'est pas exclu.

  2. Il n'y a pas un pays ou l'Etat n'intervient pas quand il s'agit d'un domaine strategique. Le tout est de savoir ce qu'on appelle domaine strategique, et c'est bien la dessus que Bouygues s'amuse a faire peur a Vivendi. Rien ne dit que la telephonie mobile en fasse partie, mais sait-on jamais ?

  3. Difficile d'imaginer que les télécommunications ne soient pas un axe stratégique pour un pays, c'est essentiel, même si les militaires ont leurs propres moyens.
    Comment organiser la coordination civile du pays sans les réseaux telecom? Même s'il y a plusieurs réseaux, leur redondance donne + de robustesse en cas de guerre.
    Je pense que BT a un point fort là.

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