Droit à l’oubli : Google s’oppose à la CNIL

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Google refuse de se plier à certaines exigences de la CNIL concernant le « droit à l’oubli » sur Internet.

Au mois de juin, la CNIL (Commission nationale informatique & libertés) adressait une mise en demeure à Google, à qui elle reprochait de ne pas appliquer de manière suffisante le principe de droit à l’oubli. Les demandes de déréférencement effectuées par les utilisateurs européens sont appliquées sur les déclinaisons locales de Google (google.fr, google.de, google.uk, etc.) mais pas partout, et notamment pas sur google.com. Cela n’est pas du goût de la Commission française, qui a exhorté le géant californien à se mettre en conformité sous quinzaine.

Dans une note de blog, publiée jeudi, Google répond à la demande de la CNIL… par la négative. « Bien que le droit à l’oubli soit désormais la loi en Europe, ce n’est pas la loi partout », se justifie le moteur de recherche.

Google explique que des propos illégaux dans certains pays, sont soouvent légaux dans la vaste majorité du monde. Par exemple, « la Thaïlande criminalise certains discours critiques envers le Roi », tandis que « la Russie condamne certains discours considérés comme de la ‘propagande gay' ».

Dans une telle situation, « Internet ne serait aussi libre que le pays le moins libre du monde ». « Nous pensons qu’aucun pays ne devrait avoir le droit de contrôler le contenu auquel quelqu’un dans un autre pays peut accéder », résume finalement la firme dans sa note de blog, à l’attention de la France.

via Google Europe Blog

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

3 commentaires

  1. Il y a une part de vérité dans leur réponse. Si on respecte les lois de tous les pays, rien ne pourra être publié.
    Mais d'un autre côté, Google a le respect à deux vitesses: par exemple les sites violant les droits d'auteur sont supprimés partout alors que les informations personnelles - non.
    Je me dis, les utilisateurs d'Internet s'adaptent quoi qu'il arrive. Par exemple, aucune loi n'a rien fait d'efficace contre le spam. Pourtant, on a pu le limiter à un niveau acceptable.
    Ou alors, les éditeurs des logiciels n'ont jamais été vraiment protégés par la justice comme c'est le cas des lobbys des producteurs des musiques. Pourtant les éditeurs des logiciels ont un chiffre d'affaires qui augmente !

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