Internet par le CPL pour une partie de l’IDF

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Le SIPPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Électricité et les Réseaux de Communication), qui réunit 80 communes de la petite couronne de Paris, annonce dans sa lettre d’informations télécoms de Mai 2006 qu’il a attribué une délégation de service public sur les courants porteurs en ligne.

La technologie CPL, qui permet notamment de faire passer du haut débit par le réseau électrique, est donc amenée à se développer dans ces communes, en se posant en concurrent direct de l’ADSL et du câble.

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Les acteurs, les chiffres

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Le SIPPEREC a demandé au délégataire, la société MECELEC de « concevoir, déployer, exploiter, commercialiser à des opérateurs un réseau d’accès télécom construit sur le réseau
électrique de distribution dont le SIPPEREC est propriétaire »
(en effet, le SIPPEREC délègue la gestion de l’electricité à EDF).

Le syndicat précise que le réseau « devrait desservir à terme 1,5 millions de foyers répartis sur 86 communes ».

Les objectifs de raccordement sont de :

  • 7.714 postes de transformation
  • 130.000 immeubles
  • 1.550.000 foyers

Le Syndicat donne des pistes sur les offres qui pourraient être proposées aux opérateurs, à savoir de la « téléphonie illimitée en local et national » et/ou « internet à 1 Mb/s constant minimum« . Il ajoute que « le service téléphonique [devra pouvoir]être proposé seul. »

Enfin, le SIPPEREC fixe la limite maximale de prix auquels les services pourront être revendus aux opérateurs : 15 Euros HT/ligne pour une offre couplée Internet + téléphonie.

Cette gamme de prix devrait leur permettre de rivaliser avec les offres des opérateurs ADSL.

Le montant des investissements s’élève lui à 155,6 Millions d’euros, lesquels sont intégralement pris en charge par le délégataire.

Comment fonctionne le CPL en « outdoor » ?

A la différence de l’ADSL, dont les signaux sont quasiment toujours injectés au niveau du central téléphonique de l’opérateur historique, les signaux sont ici ajoutés dans le transformateur local d’EDF. On pourrait comparer le transformateur à un sous-répartiteur, même si les premiers sont plus nombreux (il n’est pas rare d’avoir un poste de transformation pour un immeuble). On a donc une longueur de boucle locale plus courte que dans le cas du téléphone.

La connexion entre le transformateur et Internet peut être établie soit par le réseau téléphonique commuté, soit par fibre optique, WiMAX, ou encore par couplage CPL à d’autres transformateurs.

Le signal peut au besoin être réamplifié à l’aide de modems répéteurs dans les colonnes montantes des immeubles.

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Conclusions

Cette initiative vient compléter l’équipement déjà existant dans notre région en matière d’accès à Internet, et nous démarque encore un peu plus des autres régions françaises.

Le CPL devrait constituer la dernière évolution technologique majeure, dans la gamme filaire, à être déployée avant l’introduction des technologies FTTH.

Un bémol est à apporter toutefois, puisque deux articles farouchement opposés au CPL, et bien documentés, ont été publiés, lesquels pointent les perturbations, au niveau électrique, que les courants entraineraient, ainsi qu’une dissipation trop importante d’énergie pendant le parcours des signaux.

Documentation :

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