Partage des infrastructures 3G

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L’ARCEP réinvente la boîte à coucou

Afin de favoriser la couverture du territoire par les réseaux 3G, l’ARCEP, (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), a communiqué sa première décision concernant le partage des réseaux mobiles de troisième génération.

Les opérateurs seront-ils obligés d’accueillir des « coucous » sur leurs pylônes ?

La décision de l’ARCEP impose aux opérateurs d’engager une concertation active visant à la mise en œuvre effective d’un partage d’installations de réseau 3G entre opérateurs.

Partager les installations permettrait de couvrir plus rapidement le territoire, mais éviterait également la multiplication des infrastructures : pylônes, antennes etc. Un objectif stratégique, économique mais également écologique.

Deux types de solutions sont possibles.
D’une part il est possible de partager les installations passives (partage des sites, bâtiments, pylônes/mats…). Ou bien, le partage des installations actives. Cette dernière solution est moins répandue et serait plus complexe à mettre en oeuvre. On se souvient de Xavier Niel qui en parlait et souhaitait même appliquer la méthode qui a fait son succès avec l’ADSL pour la téléphonie mobile.
Cette deuxième solution ne sera pas au goût de tous les opérateurs, en commençant par Martin Bouygues qui était sceptique en voyant que pour 1 milliard d’euros, Free ne pourrait pas déployer un réseau 3G, « sauf à faire le coucou sur le réseau des opérateurs en place ». On se souvient qu’il avait déjà utilisé le même terme méprisant pour qualifier les MVNO (opérateurs virtuels de téléphonie mobile).

Une affaire à suivre et qui fera encore couler beaucoup d’encre et de salive… et si l’ARCEP avait réinventé la boite à coucou ?

Lire le communiqué de l’ARCEP

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A propos de l'auteur

Rédacteur Alsace-Lorraine ; domotique

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