Streaming : le ras le bol des abonnés face aux augmentations

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Contexte inflationniste et augmentations fréquentes auraient probablement raison de la patience des abonnés aux plateformes de streaming, qui seraient en passe de limiter leur participation aux offres, c’est ce qui ressort d’un article du Figaro publié en toute fin de semaine dernière et qui est révélateur de la morosité ambiante vis à vis des offres SVoD.

Il faut dire qu’entre Disney+, Spotify et Netflix, l’offre est pléthorique d’ores et déjà mais aussi sujette à des variations de prix comme de conditions d’abonnements très régulières, ce qui a pour don de fatiguer les usagers, qui s’inquiètent avant tout de la santé de leur portefeuille et sont de plus en plus tentés d’opérer une coupe franche dans le budget qui leur est dédié.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par le Cabinet de conseil BearingPoint, qui relève que les ménages seraient sur le point de se séparer de leurs abonnements.

Un budget de plus en plus impacté.

Et pour cause, ce marché monopolise une part de budget de plus en plus grandissante ; 3 abonnements étant en moyenne détenus par les familles en France, dont 65% sont titulaires déjà d’au moins une offre au choix enter Netflix, Prime ou bien encore Disney+ ce qui représente un budget mensuel moyen de 42 €, ce qui cumulé avec les offres d’accès internet et mobile pèse de tout son poids à la fin du mois.

Deuxième raison d’être agacés par la situation : l’augmentation est exponentielle depuis l’arrivée en France des plateformes, qui n’ont eu de cesse d’augmenter leurs tarifs, alors que ces derniers étaient bien plus légers il y a encore quelques années, assorties de promotions en pagaille pour augmenter leur parc clients.

Pourtant l’heure est à une révision nécessaire du marché afin de pouvoir évoluer dans le bon sens mais cela ça nécessairement de pair avec une augmentation des tarifs, ce qui n’était pas prévu par les ménages mais engagé par l’ensemble des plateformes, sans distinction aucune :

  • Apple TV majore son offre de 3 € par mois, soit 43% ;
  • Disney+ dépasse le 11 € sur son offre Premium;
  • Netflix aborde les 20 € sur son offre Essentielle, préférant tout miser sur son offre incluant de la publicité, beaucoup plus rémunératrice.

Au delà du surcoût, la qualité est également revue à la baisse avec une définition limitée à 720p ou la limitation du partage de compte… ce qui forcément déplaît.

Une pratique qui relance les téléchargements sous le manteau.

Résultat : 51% des utilisateurs français descendent en flèche les pratiques des plateformes d’autant que pour bon nombre d’entre eux, la qualité n’est plus au rendez-vous et l’on tourne bien souvent en rond avant de trouver le programme qui séduit. Cette proportion était de l’ordre de 45% à la sortie de la crise sanitaire.

Même constat face à Canal+ qui modifie chaque année à la hausse ses tarifs et qui n’est pas épargné par la grogne générale malgré des promotions régulières mais au final peu attractives sur la durée.

Insatisfaction, désaveu, mais également écoeurement face à l’impunité des plateformes face à la fiscalité dans un contexte morose financièrement .. autant de raisons qui devraient engager les familles à revoir leurs pratiques et apporter un peu de régulation sur un marché qui prenait les allures de fourre-tout.

Si le téléchargement illégal semblait un peu enrayé et passé en désuétude avec l’arrivée de produits légaux et encadrés, cette flambée des prix semble inverser la tendance et relancer l’activité des sites de streaming illicites.

Source Le Figaro.

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