Zelnik : Nicolas Sarkozy veut un impôt Google

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Nicolas Sarkozy a confirmé hier les principales dispositions de la mission Zelnik, lors de ses vœux au monde de la presse. L’idée de « taxe Google » (pour reprendre la bien maladroite expression de Jacques Toubon), visant à instaurer une taxe sur les plus grosses régies publicitaires sur Internet, se voit « métamorphosée » en impôt.

Décidément très focalisé sur la société américaine (Le Figaro éco parle même de « stigmatisation » de Google), le président de la République a invité le ministre des Finances à se pencher sur la fiscalisation des régies publicitaires situées à l’étranger. Tous les moyens sont bons pour placer Google en grand méchant de l’histoire, quitte à employer les grands moyens, comme par exemple menacer de saisir « l’Autorité de la Concurrence sur l’éventuelle position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne ».

Comme initialement prévu, la mesure ne devrait toucher que les régies dont les revenus sont supérieurs à 50 millions d’euros par an, afin de ne pas handicaper les petites régies.

D’ores et déjà, le petit monde du net s’affole. La mesure est mal perçue dans un contexte de morosité extrême pour la publicité en ligne. Yahoo ! rappelle que ses « revenus publicitaires ont chuté de 12% en un an », une tendance observée sur l’ensemble du marché tant les annonceurs sont devenus frileux en période de crise. De son côté, Christine Balagué, coprésidente de l’association Renaissance numérique, ironise : « on n’a pas d’idée mais on a des taxes ! » rappelant que ni les régies publicitaires, ni les annonceurs, ne contribuent au piratage d’œuvres protégées en ligne.

Dans un autre registre, Nicolas Sarkozy a également suggéré la mise en place d’une carte “musique en ligne” destinée aux jeunes (de 15 à 24 ans). Celle-ci permettrait d’acheter de la musique en ligne à moitié prix en proposant un crédit de 50 euros alors qu’elle n’en coûterait que 25 environ. La différence serait alors prise en charge par l’Etat, avec un budget estimé à 25 millions d’euros par an. A défaut de rendre les offres légales plus attractives, cela permettrait de rendre les tarifs un peu moins prohibitifs. Est-ce suffisant ? L’avenir nous le dira…

Source : Le Figaro

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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