Xavier Niel : une grande fortune, c’est presque « un bien public »

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Xavier Niel était hier l’invité du Grand Journal au cours duquel il a pu intervenir en présence de Bill Gates, première fortune mondiale.

Lors de l’émission, face au fondateur de Microsoft (qui est également le plus grand philanthrope de tous les temps), il a pu donner son avis sur les thèmes de la fortune et de l’héritage. « Quand on a une fortune importante, je pense, c’est un avis personnel, que ça devient quasiment un bien public », a affirmé Xavier Niel, qui entend lui-même remettre une partie de son argent au profit des citoyens comme il l’a fait avec l’école 42.

Il s’est également prononcé sur sa participation à l’initiative The Giving Pledge, co-fondée par Warren Buffett et Bill Gates, qui consiste à reverser au moins la moitié de sa fortune — immédiatement ou à sa mort — à des œuvres caritatives.

« En France, on n’a pas la possibilité de faire ça (…) vous avez l’obligation de donner à vos enfants la totalité de votre patrimoine », a-t-il regretté, même s’il est possible que la loi évolue (un député a présenté un projet de loi en ce sens). Avant de clarifier sa position : « oui, bien évidemment, j’ai envie de donner plus que la moitié de mon patrimoine pour créer des choses ». Xavier Niel serait alors le premier milliardaire français à souscrire à une telle initiative.

Regardez l’émission dans son intégralité :
(Xavier Niel à partir de 19:40)

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

5 commentaires


  1. Bonjour,
    « En France, on n’a pas la possibilité de faire ça (…) vous avez l’obligation de donner à vos enfants la totalité de votre patrimoine »
    Tiens, ou va-t-il chercher ça ?
    Les enfants ont de droit une part réservataire dont ils ne peuvent être déchus. Mais cela ne représente pas 100 % du patrimoine.

  2. Non, en France, on n'a aucune obligation de donner toute sa fortune à ses enfants. Déjà, si on le désire, on peut dilapider sa fortune en la donnant de son vivant ensuite, les enfants (ou leurs ayant-droit) ont surtout droit à la réserve héréditaire qui dépend du nombre d'enfants tout en ne pouvant excéder 75% de l'héritage. Sans oublier les droits du conjoint survivant qui est également (et heureusement) protégé.
    Simplement, je pense que ce qu'a voulu dire par là M. Niel, c'est que en France, on ne peut pas faire e qu'on veut sur son testament comme aux USA. On fait tout en France pour protéger les héritiers directs (et la famille). Plus le lien de parenté est lointain avec le bénéficiaire et plus il faut payer de droits d'héritage.
    Personnellement, je serais assez d'accord pour que pour les grandes fortunes, au-delà de la réserve héréditaire, on inverse le montant des droits d'héritage: moins on est proche du défunt et moins on aurait de droits à payer. Ainsi il y aurait peut-être enfin une vraie redistribution des richesses (au moins un peu plus que maintenant en tout cas).

  3. Je donne un exemple typique de ce qui est interdit en France et qui est très favorable aux USA : tout léguer à la secte du coin.
    Attention, il y a aussi des gardes fous juridiques pour interdire la dilapidation du patrimoine à tout va. Les héritiers ont des recours possible, l'affaire Bettencourt en est un exemple. En théorie, la volonté de dilapider sa fortune pour éviter de transmettre un héritage est interdit; en pratique, les héritiers devront prouver cette "volonté" qui ne doit pas s'opposer au fait que celui qui dilapide a besoin de vivre...

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