Skype se pose en défenseur de la net neutrality

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Face à la volonté des fournisseurs d’accès (Free en tête) de faire payer les opérateurs de service Internet les plus importants, Skype, célèbre numéro 1 de la VoIP, s’insurge et se pose en défenseur d’une impartialité totale du réseau.

« Le réseau Internet ne leur appartient pas », clame Jean-Jacques Sahel, directeur des affaires réglementaires chez Skype, à propos des fournisseurs d’accès à Internet, dans une note de blog où il affirme se « dresser en faveur de la liberté sur Internet ».

Extrait choisi :

« Ce n’est pas ’leur’ réseau – Internet n’appartient à personne. Il s’est étendu grâce à plus de 40 000 réseaux, qui se sont volontairement interconnectés pour former un réseau des réseaux ouvert et décentralisé. Les opérateurs qui se plaignent actuellement ne font que transporter les données sur une petite partie de son périple à travers le web. L’écosystème d’Internet est basé sur un business model qui fonctionne, et qui n’a pas et n’a jamais eu besoin de faire financer les compagnies d’infrastructure par les fournisseurs de contenus. Est-ce que les compagnies d’eau devraient être autorisées à taxer les jardineries, les fabricants de pâtes et les producteurs de café pour encourager la consommation d’eau ? »

S’il s’agit en partie d’une diatribe contre les propositions de Free visant à taxer les services consommant le plus de bande passante sur le réseau (tels que Youtube), il faut aussi y voir une attaque contre la stratégie restrictive des opérateurs Internet mobiles, touchant plus directement Skype. La France, considérée comme un modèle à suivre en matière de haut débit en Europe, est cette fois désignée comme le mauvais élève avec l’exemple d’Orange qui facture l’utilisation de la VoIP en sus

Source : Blog Skype HQ (via Silicon.fr)

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2 commentaires

  1. L'exemple de l'eau est mal choisi. L'eau se facture à la consommation pas au forfait. Donc au contraire les "compagnies d’eau ont tout intérêt à voir se multiplier les jardineries, les fabricants de pâtes et les producteurs de café dans les meilleures conditions". Si les Fai faisaient le même raisonnement, on reviendrait vite au paiement à l'unité téléphonique ou au giga consommé comme au bon vieux temps. En gros on se retrouverait, pour l'adsl ou la fibre, avec une floppée de tarifs incompréhensibles et tous plus chers les uns que les autres comme pour le mobile. Beau retour en arrière. Skype, Youtube et les autres ont tout de même un gros problème. Ils veulent continuer à vendre de plus en plus de services et de produits partout, mais ne veulent pas payer les camions. Inutile de se demander qui encore une fois au final payera la facture .

  2. Dans le cas de marchandises non virtuelles : qui paye ? - Le distributeur paye tout d'abord l'acheminement jusqu'aux points de chalandises, règle les taxes autoroutieres etc. - Le consommateur finale paye la marchandise dont le prix rembourse les frais engagés par le distributeur. Si on reprend le cas de l'eau : le reseau d'approvisionnement est payé par le distributeur, le consommateur paye l'utilisation du reseau ET le volume d'eau consommé. Bref, si Skype ne veut pas participer aux frais de transports, bah ... autant que Skype ne distribue pas ses produits. Le soucis de ces entreprises pure player, c'est la gratuité qu'elles affichent ce qui attire le client et qu'en général ces entreprises se financent avec des régies de publicité. Alors que dans l'économie "réelle" le consommateur finale sait qu'il doit payer l'acheminement (où a t'on vu que les frais de ports étaient gratuits quand on commande un article "réelle" ?). Cette gratuité est p't'être une illusion, et perso je ne vois pas de contradiction à ce que Free demande une participation à ces entreprises ; à elles ensuite de continuer dans le "tout gratuit" (en affichant encore plus de publicité) , ou alors de faire payer au client l'utilisation de leurs services.

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