Presse : Numericable défend son choix face à Free

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Inutile de péter un câble

Numericable défend sa position vis-à-vis de la loi Hadopi et de l’envoi d’e-mails. Attaquant le comportement de Free avec violence, le câblo-opérateur estime que « bloquer les mails d’information de la Hadopi, c’est faire courir un risque aux internautes »

Visiblement mécontent du buzz généré par Free autour de son refus d’envoyer les e-mails d’avertissement à ses abonnés pour le compte de l’Hadopi, Numericable estime que cela pénalise avant tout les internautes.

« Recevoir un mail de la Hadopi, pour un internaute, c’est d’abord être informé d’un risque de procédure le concernant », explique-t-il dans un communiqué. « Bloquer ces mails revient donc à empêcher l’internaute de se protéger ou de se défendre, alors que le délai court et que le risque de sanctions, fondées ou non, est bien réel ».

Soucieux de couper court aux accusations de collaboration, à titre volontaire, que lui prête Free, l’opérateur estime n’avoir fait « aucun zèle » en ayant « strictement respecté les délais de mise en œuvre de la Hadopi ».

Le communiqué s’achève par une citation savoureuse d’un porte-parole de Numericable :« Ce n’est pas parce que la Poste n’acheminerait pas les lettres informant du retrait de points de permis que les automobilistes en seraient protégés ! Bloquer les mails de la Hadopi ne protège en rien les internautes. En se créant un ‘’coup de com’’ facile sur le dos de la Hadopi, ce serait en définitive sur le dos des internautes, ses abonnés, que tel ou tel opérateur ferait sa publicité ».

Si le nom de Free (ou Iliad) n’est pas cité une seule fois, la cible du communiqué est clairement identifiable. En coulisses, le câblo-opérateur a d’ailleurs envoyé un courrier à la Haute autorité afin de se plaindre des pratiques de Free, lui demandant notamment de « saisir les autorités compétentes » pour punir le vilain petit canard des télécoms…

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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