Montebourg évoque une hausse de 20 centimes des forfaits mobiles

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Interrogé sur les possibles mesures qu’il entend mettre en place à la rentrée pour favoriser l’emploi et la relocalisation dans le secteur des télécoms, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a évoqué la possibilité d’une augmentation des tarifs mobiles pour les consommateurs…

Au micro de France Inter, le ministre a reconnu que les plans sociaux mis en place par SFR et Bouygues Telecom étaient anormaux sur un secteur « performant, encore croissant » et qui n’est pas touché par la concurrence mondiale.

À la recherche de solutions pour préserver l’emploi et relocaliser les centres d’appels en France, Arnaud Montebourg a émis la suggestion de reporter ce coût directement sur la facture des abonnés : « pour 10 000 emplois relocalisés sur le territoire, cela coûterait en moyenne, par forfait et par mois, une vingtaine de centimes de plus pour les consommateurs ».

« Est-ce que les consommateurs sont prêts à accepter une légère hausse de prix en contrepartie de la relocalisation d’emplois qui sont en train d’être détruits ? Cette question mérite d’être posée au plan national », a-t-il conclu sans toutefois trancher.

Actuellement en discussions, une batterie de mesures sociales devrait être présentée par le gouvernement à la rentrée.

Réécouter l’émission (à partir de 12:17) :

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

66 commentaires

  1. La seule mesure raisonnable serait de baisser les salaires des cadres et surtout les dividendes des actionnaires de Bouygues et SFR.
    Je croyais que l'ennemi de Hollande était le capitalisme, pas le consommateur moyen près de ses sous....

  2. À mon avis, toutes ces idées d'augmentation des tarifs généralisée sont totalement absurdes. Si l'argent va directement dans la poche de l'opérateur, comment s'assurer qu'il sera effectivement utilisé dans le cadre de la préservation de l'emploi ?
    La solution serait que ce soit une taxe (ce qui ferait alors hurler les consommateurs/électeurs) pour prélever l'argent au niveau de l'État, qui ensuite demanderait des engagements écrits de la part des opérateurs et redistribuerait l'argent suivant les résultats effectifs. Pas comme le coup des milliards donnés aux constructeurs automobiles qui pouvaient utiliser l'argent comme bon leur semblait sans rendre de comptes.
    Le problème est que, quelque soit la solution, certains acteurs tenteront toujours de trouver le moyen de s'en mettre le maximum dans les poches…

  3. On prend tout ça en moins sur les dividendes des actionnaires et puis c'est tout !
    Maintenant on va nous faire pleurer en lançant une augmentation de 20 centimes pour faire revenir l'emploi en France. En tant que client, nous n'avons jamais demandé à délocaliser les emplois ... alors pourquoi nous sommes une solution pour relocaliser l'emploi ?

  4. Moi je propose tout simplement de pénaliser fiscalement les entreprises qui suppriment des emplois alors que les comptes de résultat sont positifs. Après tout, je ne vois pas pourquoi je remettrais 20cts dans la machine à engraisser les investisseurs, si je n'ai pas la garantie que cet argent va bien dans l'emploi.
    Après, une autre solution existe : le pouvoir du consommateur. Il faut saper l'image des entreprises qui jouent le moins le jeu de l'emploi, et faire en sorte que les plans sociaux abusifs représentent une menace pour leurs ventes et finalement leurs dividendes. Mais cela suppose un élan massif national et citoyen...

  5. Je pensais que ces opérateurs étaient privés !
    Si les politiques s'occupent du privé aussi bien qu'ils se sont occupés de l'argent public, nous ne sommes pas sortis de l'auberge !

  6. Réagir sur le forum