L’UE vers une baisse des tarifs de la téléphonie mobile en itinérance

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La Commission européenne redouble d’efforts dans l’espoir d’une baisse généralisée des tarifs de la téléphonie mobile appliqués en voyage à l’étranger (itinérance internationale). Neelie Kroes, commissaire européenne en charge du numérique, ne compte pas laisser tomber ce dossier…

Bruxelles poursuit son objectif de plafonnement du coût des communications passées depuis un pays étranger européen, pour mettre fin à une situation qualifiée d’absurde par Neelie Kroes. « 40% des abonnés mobiles ont peur d’utiliser les services de données à l’étranger. Car les tarifs d’itinérance dans l’UE sont tellement élevés qu’ils savent qu’ils pourraient avoir une mauvaise surprise en découvrant leur facture », explique-t-elle…

En ce sens, la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie au Parlement européen a approuvé mardi de nouveaux plafonds de facturation en itinérance. Le schéma retenu est encore plus ambitieux qu’initialement prévu, pour une application à compter du 1er juillet 2014 : les appels sortants ne pourront plus dépasser les 15 centimes par minute, les SMS envoyés ne devront pas coûter plus de 5 centimes chaque, tandis que le coût des données sera limité à 20 centimes par Mo.

Ce projet rencontre déjà une lourde opposition du côté des opérateurs. Vittorio Colao, directeur général de Vodafone, n’a pas manqué de manifester son mécontentement en invitant Bruxelles à « arrêter d’intervenir constamment sur les prix et laisser le secteur réinvestir son argent ». La grogne est partagée par la plupart des grands acteurs télécoms du Vieux continent : Telecom Italia, Deutsche Telekom et France Télécom-Orange sont montés au créneau face à ce projet de régulation, menaçant parfois même de reporter leurs investissements à l’international. Pas sûr que cela suffise à faire trembler la Commission sur ses bases…

Source : La Tribune

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

4 commentaires

  1. Bah en même temps, on te dirait: maintenant le produit que tu vends, tu dois diviser par deux son prix, c'est sûr que tu gueulerais.
    Après, ce genre d'intervention est sûrement réalisable uniquement par la politique de régulation de chacun des pays, ceux-ci ayant délivré des licences d'exploitation aux privés (et du coup ayant un droit de regard sur ces questions).
    On pourrait cependant aller plus loin encore, et tendre à rendre l'espace européen "neutre": même coûts qu'en national.
    Cela risque de ne pas arriver avant longtemps hélas.

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