L’Hadopi va disparaître… ou simplement changer de nom?

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Mais tu vas crever, oui ?

L’Hadopi va disparaître, cela semble maintenant certain. C’est la présidente de la Commission de protection des droits, Mireille Imbert-Quaretta, qui vient confirmer elle-même cette information.

Dans une interview consacrée à PC INpact, elle ne ménage guère le suspense sur le sort réservé à la Haute autorité. « On ne dit pas “la Hadopi”, car de toute façon celle-ci va disparaitre », affirme-t-elle.

Pour autant, il ne pourrait s’agir que d’une simple disparition de façade ; un changement de nom, ou un léger remaniement de la structure, destinés à effacer la réputation catastrophique de l’Hadopi depuis sa création. Dans les faits, il n’est pas certain que cela change grand-chose : « on a choisi de maintenir une autorité publique », confirme Imbert-Quaretta.

Cette autorité continuerait à intervenir « à différents niveaux avec des mesures sur lesquelles on peut jouer comme des touches de piano », « comme médiatrice, comme facilitatrice et pour assurer l’effectivité des décisions de justice ». Finalement, exactement comme l’Hadopi ?

Il semblerait bien que le gouvernement, porté par les conclusions du rapport Lescure sur “l’acte 2 de l’exception culturelle”, ait décidé de ne pas arrêter les frais avec l’Hadopi. En témoigne la publication lundi par la Haute autorité d’un rapport sur les moyens de lutte contre les sites de streaming et de téléchargement direct, préconisant notamment le blocage systématisé des clones de sites dont le blocage avait déjà été prononcé par un juge. Dès lors, on a bien du mal à penser qu’une autorité réellement mourante se donnerait la peine de songer à ce point à son avenir…

Source : PC INpact

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

7 commentaires

  1. Mobius a écrit :

    Youtube serait (entre autres) dans le collimateur ? ça pourrait diminuer le problème de dimensionnement de certains tuyaux , non ?


    Des sources ?  ;)

    You tube tout comme Daily Motion , Viméo etc sont des plateformes de partages de vidéos , les ayants droit peuvent demander la suppression d'un contenu leur appartenant a n'importe quel moment , aucun rapport avec la mission d'Hadopi qui est de lutter contre le téléchargement illégal.

    Les majors qui postent les clips vidéo d'un artiste sur youtube ,  sont bien entendu rémunérés par la pub qui s'affiche , il n'ont vraiment aucun intérêt a vouloir faire supprimer Daily Motion , You tube etc qui leur rapportent de l'argent.

  2. Mobius a écrit :

    Y'a pas de source... Comment doit-on comprendre "lutte contre le streaming" [glow=red,2,300]évoqué dans cet article[/glow] ?

    :)

    Le rapport cite un certain nombre de sites annuaires de vidéos (DDL et streaming) ainsi que d'hébergeurs de vidéos en streaming connus pour héberger du contenu principalement illégal.

    YouTube n'y est pas listé.

  3. Salut,
    youtube peut être concerné parce qu'on y trouve de plus en plus de films complets et comme il n'est vraiment pas difficile de télécharger les contenus de youtube....

  4. cissou 13 a écrit :

    Salut,
    youtube peut être concerné parce qu'on y trouve de plus en plus de films complets et comme il n'est vraiment pas difficile de télécharger les contenus de youtube....

    Non, YouTube n'est pas concerné (bis). Il n'est pas cité dans le rapport.

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