L’Europe prend du retard sur les réseaux mobile et haut débit

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La Commission européenne met en garde les acteurs des télécoms de l’Union : par manque d’investissement, l’Europe prend du retard sur le numérique et n’est plus assez active sur le déploiement des réseaux de demain (très haut débit, mobile…).

Neelie Kroes, commissaire européenne chargée du numérique, souligne le problème à l’occasion de la publication du “Digital Scoreboard 2012” (tableau de bord numérique des pays de l’Union).

« Les Européens sont friands de technologies numériques et souhaitent avoir un plus large choix, mais les pouvoirs publics et les entreprises ont du mal à suivre. Conserver des mentalités et des modèles d’entreprise du 20e siècle nuit à l’économie européenne, ce qui est extrêmement regrettable », indique-t-elle. « En investissant si peu, nous nous tirons une balle dans le pied et l’Europe risque de se faire écraser par la concurrence mondiale si elle s’endort sur ses lauriers ».

Dans un communiqué, la Commission reconnaît le bon déploiement du haut débit en Europe (y compris en France, où le taux de pénétration place le pays au 3è rang européen, nettement au-dessus de la moyenne), mais constate que le Vieux continent « continue de perdre du terrain face à ses concurrents sur le plan des investissements dans le domaine de la recherche » et dénonce notamment les « frais d’itinérance excessifs » pratiqués par les opérateurs.

Des propositions sont d’ores et déjà en cours pour remédier aux principaux problèmes rencontrés dans l’Union. Les tarifs appliqués en itinérance à l’intérieur de l’Europe seront plafonnés par la Commission de façon progressive dans les prochaines années, tandis que plusieurs postes d’investissements de la part de l’UE ont été définis (aide au déploiement des administrations en ligne, financement de la recherche et de l’innovation, etc.).

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

4 commentaires

  1. C'est intéressant de mettre en parallèle les préconisations européennes qui disent "Il faut investir plus" et celles de Silicani de l'Arcep qui dit "Pour ne pas perdre d'emploi il suffit d'investir 25% de moins".
    Le consommateur lambda voulant à la fois les prix les plus bas pour son téléphone mobile mais la fibre optique et la 4G le plus tôt possible, on saura bientôt si ce cruel dilemne peutêtre résolu grâce à la libre concurrence et sans un sou d'argent public.

  2. Pour que des investisseurs risquent leur argent, il faut un climat de confiance, une cohérence/équité réglementaire, de la transparence. Les investissements d'infrastructures se font sur le moyen et long terme, la hauteur de l'investissement repoussant d'autant le seuil de rentabilité.
    C'est en partie ce que l'ARCEP a contribué à détruire depuis un couple d'années.
    Comme la confiance n'est plus là, les investissements actuels dans les télécoms privilégient la rentabilité à court terme.
    Pas bon pour le FttH par exemple.

  3. Il y a pourtant un poste où l'investissement n'a pas besoin d'être massif, juste une certaine entente entre opérateurs étrangers : l'itinérance.
    Enfin, je veux bien croire que la décision d'octroi d'une quatrième licence a été lourde de conséquences, mais comme poilàgratter l'a dit, c'est pas en deux ans que celà s'est fait (ARCEP), les travaux préparatoires ont été menés bien avant.
    Reste aux opérateurs à s'adapter et, surtout, innover !
    Ceux qui camperont sur leurs positions sont voués à la disparition.

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