Les désinstallations d’antennes pourraient dégrader la qualité des réseaux mobiles

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Phénomène peu connu, la désinstallation d’antennes-relais prend de l’ampleur. À tel point qu’une dégradation de la qualité des réseaux mobiles français est à craindre, tant sur la 2G/3G que sur la (future) 4G.

Blogueur expert sur ZDnet.fr, Pierre Col met le doigt sur ce problème dans un article. Il y explique qu’il est assez fréquent que les propriétaires de points hauts (immeubles, etc.) décident de ne plus renouveler leur bail conclu avec les opérateurs. Obligeant ces derniers à démonter rapidement leurs antennes-relais, sans avoir le temps de prévoir une solution de secours.

Lorsque l’opérateur ne possède pas d’autre antenne à proximité, la zone concernée voit sa couverture réseau se dégrader considérablement, avec un risque de disparition temporaire du réseau 2G et 3G, le temps que l’opérateur trouve un autre point haut à proximité, accomplisse les démarches et installe une nouvelle antenne…

Si des opérateurs comme SFR proposent de résoudre partiellement le problème, en fournissant gratuitement aux abonnés impactés des femtocells leur permettant de conserver une bonne couverture à domicile, cela ne résout pas tout. Un abonné ne faisant que passer dans cette zone mal desservie subira directement la couverture médiocre ou absente.

Un danger pèse donc sur la qualité des réseaux mobiles en France si, dans les années à venir, le nombre d’antennes-relais est amené à baisser — en particulier dans les zones rurales, où le démontage d’une seule antenne peut entraîner l’apparition d’une zone blanche. La situation n’est en rien améliorée par l’action d’associations comme Robin des toits, se battant régulièrement contre l’installation de nouvelles antennes, voire même parfois pour le démontage d’antennes existantes… et propageant une peur des ondes que la population s’approprie souvent, rendant le travail des opérateurs d’autant plus difficile.

Les conséquences pourraient être lourdes pour le pays. « Non seulement Free, le nouvel entrant sur le marché, pourrait avoir le plus grand mal à déployer son réseau mais ses concurrents historiquement installés risquent également de peiner à maintenir les leurs. Et ne parlons pas du déploiement d’antennes-relais pour la 4G, qui se heurtera aux mêmes oppositions », conclut l’article.

À lire sur ZDnet.fr :

- Vers une dégradation rapide des réseaux mobiles en France ?

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

19 commentaires

  1. Je propose que tous ceux qui soutiennent les Robin des Toits résilient leur(s) abonnement(s) à des forfaits mobiles. ceci valant pour eux mais aussi pour toutes les personnes de leur entourage proche : famille, voisins, amis, visiteurs... Ainsi, ils pourront vivre en adéquation avec leurs principes : sans ondes issues des téléphones mobiles.
    Qu'ils commencent par faire cette démarche. Ensuite j'écouterai avec la plus grande attention leurs arguments.

  2. Mouais... C'est un peu idiot cette suppression d'antennes : moins il y a d'antennes plus elles doivent émettre fort et plus le téléphone doit aussi émettre fort et donc plus c'est mauvais.
    Il vaut mieux pleins de petites antennes qu'une grosse...

  3. Je propose que les gens de ces associations (en plus de résilier leur abonnement GSM) suppriment leurs point d'accès wifi, remplacent leur téléphone DECT par un téléphone filaire, réforment leur four à micro-ondes, éteignent leurs télécommandes radio (garage, portail, velux, ...) et surtout!! surtout!!! suppriment toutes leurs ampoules néon basse consommation car elles émettent bien plus d'ondes nocive qu'un GSM.......

  4. Le retour à l'âge de pierre c'est pour bientôt  ::) plus nous avançons, plus nous reculons  ;)
    Encore une fois "une minorité" qui fait chier le reste du monde, pour une centaine de ces rigolos (sans preuve) des millions de gens vont avoir des problèmes, c'est impensable  >:(

  5. Concernant l'info, ça n'est pas nouveau. Ce qui semble nouveau est que le phénomène prenne de l'ampleur. Je n'en suis pas convaincu.
    Depuis le début du GSM en France, c'est à dire plus de deux décennies, des milliers de sites relais-radio ont été abandonnés, et le plus souvent relocalisés.
    La cause principale d'abandon des sites relais-radio reste la vandalisation de ces sites.
    Pour les renégos des baux, c'est toujours une opportunité pour le bailleur d'augmenter fortement ses tarifs. Grand classique.
    Selon la stratégie de l'opérateur et sa latitude financière, ça se termine fréquemment par un plus gros chêque, voilà tout.
    Si ça coince vraiment, "Plan B ou C": Lors des négos initiales, ce sont très souvent 3 sites qui sont négociés simultanément dans la même rue, sachant qu'au moins un bailleur refusera au moment de signer (la procédure est très longue: de un à deux ans). Donc, pour chaque site relais-radio, il est possible de ressortir les anciens dossiers de prospection des sites alternatifs, et de revenir à la charge.

  6. Un peu de pondération. Les effets de l'amiante, des pesticides et de bien d'autres saloperies sont connus depuis longtemps, cela n'a pas empêcher certains de prétendre qu'ils étaient inoffensifs. Pas étonnant qu'aujourd'hui nous n'ayons plus aucune confiance dans ce genre de "marchands". 

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