L’abandon du Centre National de la Musique agace la profession

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La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, a confirmé, dans une interview consacrée au journal Le Monde, l’abandon du projet de Centre National de la Musique, initié sous l’ère Sarkozy. Une décision décriée par les représentants de la profession…

C’est par volonté de restriction budgétaire que la ministre a justifié l’abandon du projet de CNM, du moins dans l’immédiat : « Nous n’avons pas réellement besoin d’un nouvel établissement public, qui nécessiterait, en plus des ressources existantes, 50 millions d’euros. Ce n’est pas possible actuellement ».

Cette institution, qui se voulait l’équivalente du CNC (Centre National du Cinéma) pour le secteur de la musique, avait pour but de soutenir financièrement la production musicale en France. À commencer par les producteurs indépendants…

L’abandon du projet, venant directement contredire les promesses de campagne de François Hollande à ce sujet, ne manque pas d’agacer la profession. Premier à réagir, le Snep (Syndicat national de l’édition phonographique) a fait connaître sa « profonde consternation », suite à cette décision. « En sacrifiant le CNM, qui avait pourtant fait l’objet d’un consensus au sein de toute la filière musicale, Mme Filippetti trahit sa propre parole, alors même qu’elle avait affirmé aux professionnels en juillet dernier vouloir soutenir cette initiative », s’indigne le syndicat dans un communiqué.

Source : Le Monde

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

4 commentaires

  1. Un établissement public, pour financer des entreprises privées ?
    Nos impôts pour payer les Major's, C'est beau, non ?
    On prend les mêmes et on recommence, ça me rappelle les taxes dues sur tous supports multimédia, baladeurs MP3, clés USB, téléphones portables, HDD, CD/DVD Vierges, cartes mémoires, etc...
    Ils faut toujours des c**s pour payer quand on est incompétents, qu'on fait de la soupe et que l'on refuse de se remettre en question, mais qu'on ne veut surtout pas changer son train de vie.
    Pour une fois que le gouvernement refuse, ça mérite d'être souligné... 

  2. C'est rassurant que le gouvernement ait des priorités, au premier rang desquelles cesser de jeter l'argent par les fenêtres. Une recette qui devrait être mise à toutes les sauces, comme pour rester dans le sujet, la supression du funeste CNC et les taxes associées.
    Les bons artistes français trouvent leur voix par eux-même -SAEZ MESSINA, lundi- sans nous pomper le sang. Sinon on les appelerait vampires chantants, pas artistes.

  3. Voilà une bonne initiative ! Moi ça ne m'agace certes pas du tout, contrairement aux 12 plaques de la Hadopi que j'ai du mal à digérer...
    le français moyen en a marre de casquer en permanence (en tout cas moi déjà c'est sûr).
    Et de toute façon, j'imagine que ce ne sont pas les bons petits musicos qui galèrent pour percer qui seront aidés par ce genre d'instances.
    Que ceux qui savent se débrouiller pour éviter de participer aux dépenses publiques  :-X se cotisent un peu pour créer ce genre d'établissement à titre privé !

  4. Réagir sur le forum