Free n’est pas low-cost, ce sont ses concurrents « qui avaient des coûts élevés »

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Jean-Ludovic Silicani, président sortant de l’Arcep (Autorité de régulation des télécoms) dont le mandat se termine en janvier, a été invité à dresser une sorte de bilan de ses années passées à la tête du régulateur, au micro de Radio Classique.

Interviewé par Nicolas Pierron, il a évidemment été amené à revenir sur la quatrième licence mobile accordée à Free, un choix critiqué par les autres opérateurs (c’était pourtant « le seul candidat », a rappelé J.-L. Silicani).

« Le résultat souhaité, c’est-à-dire une baisse des prix du mobile, a été atteint puisque les prix du mobile ont baissé de 40% », a-t-il énuméré. « L’investissement était en moyenne d’à peu près six milliards d’euros au cours des dix années précédentes et il est monté à sept milliards ».

Sur la question de savoir si Free pratique un modèle low-cost, il répondra par la négative. « Le modèle de coûts de Free ressemble beaucoup au modèle de coûts d’un Vodafone par exemple. C’étaient plutôt les opérateurs mobiles historiques qui avaient des coûts élevés », a-t-il affirmé. « Les opérateurs ont été poussés à moderniser leur modèle économique et à baisser leurs coûts. En baissant leurs coûts, ils ont réussi, malgré des revenus qui s’étaient réduits, à investir plus qu’ils ne l’avaient fait dans le passé ».

Photo : Olivier Ezratty (sous licence Creative Commons BY-SA 3.0)

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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