Free et le CNC s’affrontent sur le financement de l’audiovisuel

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Noms d’oiseaux

La huitième journée de la création TV, qui se tient en ce moment même au studio Gabriel à Paris, a été ce matin le théâtre de vifs échanges entre deux invités : Maxime Lombardini, DG de Free/Iliad, et Eric Garandeau, président du CNC (Centre national du cinéma)…

Organisé par l’APA (Association pour la promotion de l’audiovisuel), l’événement a fait ce matin l’objet d’une couverture assidue sur Twitter par le magazine Satellifax.

Ce dernier rapporte de vifs échanges ayant vu s’opposer le DG de Free au président du CNC. Ce n’est pas une surprise : Maxime Lombardini avait, il y a quelques jours, ouvert les hostilités en rappelant que le CNC disposait de financement déjà très confortables : « le CNC doit justifier plus sérieusement ses besoins », avait-il alors déclaré au Figaro. « Au CNC maintenant, c’est la recette qui engendre la dépense ! »


Le FAI trublion est désormais au centre d’une polémique où il est accusé de ne plus participer suffisamment à la création audiovisuelle, notamment en ayant réduit sa participation à la taxe Cosip via la création d’une option TV.

Ce matin, Maxime Lombardini a défendu son point de vue. « On n’est pas dans une logique où nous souhaitons échapper aux financements » en faveur de l’audiovisuel, a-t-il expliqué. Cependant, avec la remise en cause de la TVA à taux réduit sur la partie TV des abonnements Internet, il estime que le « contrat est rompu » : la taxe Cosip avait, à l’origine, été mise en place en contrepartie de la TVA à taux réduit…

La riposte d’Éric Garandeau est vive : « Free bon élève ? Il a arrêté de contribuer au compte de soutien depuis le début de l’année ! », estime-t-il. Le président du CNC accuse Free d’« héberger des contenus pirates » et de mettre en place une stratégie d’« optimisation fiscale » qu’il qualifiera de « stratégie du coucou ».


Pour Lombardini, qui rappelle que des fraudes ont déjà eu lieu chez les opérateurs mobiles fin 2010 (TVA à 5,5% sur 50% des forfaits 3G), « Free est le bouc émissaire ». Les difficultés économiques rencontrées par la création française ne sont « pas liées à Free ». Non sans provocation, il invite de nouveau le CNC à plus de « transparence » : « jusqu’à présent, vous préfériez les amendements dans la nuit plutôt que mettre les choses sur la place publique », lance-t-il à son interlocuteur…

Citations et crédits photos : @satellifax

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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