Délocalisation des hotlines : l’Ile-de-France dans le viseur du gouvernement

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Les opérateurs ne sont pas les seuls concernés par la volonté gouvernementale de rapatrier les centres d’appels en France ; la région Ile-de-France en fait actuellement l’expérience…

Jean-Paul Huchon, président de la région, doit faire face au mécontentement d’Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif) après avoir confié l’une des plate-formes d’appels téléphoniques du Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) à un prestataire au Maroc. Le ministre lui a demandé de « reconsidérer » cette décision, qui concerne près de 80 emplois potentiels.

La région Ile-de-France s’est défendue en rappelant que le prestataire avait été retenu selon le système d’appel d’offres en vigueur. Revenir sur ce choix pourrait s’avérer impossible, légalement parlant, même si Jean-Paul Huchon s’est déclaré prêt à chercher des « voies légales pour faire face à la situation ».

Selon Le JDD, le sujet serait au centre d’une réunion de travail, organisée ce lundi au ministère des Finances. Le gouvernement n’exclurait pas de légiférer pour résoudre la situation, en interdisant le “dumping” social. En rénovant ainsi le code des marchés publics, le gouvernement autoriserait les collectivités à rejeter les prestataires pratiquant les tarifs les plus bas, si cela est nocif à l’emploi en France…

Source : Le JDD

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[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

3 commentaires

  1. Je tiens à préciser, et même si l'info vient d'un journal TV, qui n'est pas forcément maitre en la matière de citation rigoureuse, que l'argument donné est le suivant:
    En appel d'offre à la concurrence, on est obligé de prendre le moins-disant (celui qui propose l'offre la moins chère).
    C'est bien évidemment absolument faux: Les critères de jugement doivent être indiqués au préalable, et on peut pondérer les critères de coût par des critères qualitatifs (proximité des locaux pour des questions de rapidité de formation par exemple, tourné de telle manière que cela ne paraisse pas trop protectionniste): Évidemment, si la région n'a pas rédigé d'appel d'offre permettant cette souplesse au niveau de l'appel d'offre, ils vont bien avoir du mal à se rebiffer.
    Autre point qui m'étonne fortement: Ce genre d'appel d'offre est généralement ouvert à toute entreprise siégeant dans l'union européenne. Quid des pays du Magrehb? Là encore, ils auraient clairement pu indiquer leur réticence à faire appel à un service délocalisé, ou alors qu'il soit présent au sein de l'EU.
    Après, il ne faut pas se leurrer: Utiliser des services privés pour gérer des services publics, c'est déjà fondamentalement problématique. Le fait de le sous-traiter par une société à l'étranger n'est que l'étape suivante.

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