Bruxelles s’attaque aux tarifs de gros des opérateurs historiques

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Neelie Kroes, commissaire européenne au numérique, suggère d’abaisser le tarif de gros imposé par les opérateurs historiques aux opérateurs alternatifs sur les lignes téléphoniques (cuivre).

La Commission européenne préconise l’instauration d’une baisse des tarifs de gros d’accès aux réseaux de cuivre, utilisés par les opérateurs pour les services en ADSL. En France, ce coût est fixé à 9 euros par mois et par ligne, soit à peine plus que la moyenne de l’Union (8,53 €) ; les principaux opérateurs alternatifs, comme SFR et Free, sont favorables depuis longtemps à une telle baisse…

But avoué de la manœuvre côté européen : relancer les investissements dans les réseaux à très haut débit (fibre optique). En réduisant les profits engendrés par les opérateurs historiques, Bruxelles souhaite pousser ces derniers à ne plus se reposer sur leur réseau existant, pour se tourner vers le déploiement de la fibre optique. Neelie Kroes espère ainsi que, d’ici 2020, 100% des Européens auront accès à un débit d’au moins 30 mégabits par seconde, et 50% à 100 Mbps.

La Commission a lancé deux consultations publiques, avant de prendre sa décision. D’ores et déjà, comme on pouvait s’y attendre, les opérateurs alternatifs approuvent, tandis que les opérateurs historiques (réunis au sein de l’Etno, l’European Telecommunications Network Operators’ Association) dénoncent un danger : « fixer le prix des réseaux de cuivre en dessous de leur valeur économique pénaliserait ces opérateurs et réduirait leur motivation à investir pour le futur », estiment-ils.

Source : La Tribune

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