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Le lancement d’ES1, chaîne dédiée à l’e-sport, est reporté

La chaîne ES1, spécialisée dans l’e-sport, devait commencer à diffuser dès le 1er décembre. Son lancement a pourtant été repoussé à une date indéfinie…

ES1, projet du très actif groupe Webedia (Jeuxvideo.com, Millenium, Allociné, PureMedias…), a-t-elle mis la charrue avant les bœufs ? Lorsque la chaîne a annoncé fin octobre son lancement, dès le 1er décembre en exclusivité sur le bouquet d’Orange, puis chez d’autres opérateurs un mois plus tard, elle n’avait pas encore décroché de convention auprès du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel). Cette autorisation est pourtant obligatoire pour émettre une chaîne de télévision en France.

Mal lui en a pris, puisque le CSA a finalement rejeté sa demande de convention. En cause, un problème de publicité à l’antenne. Le problème est bien connu : l’e-sport n’étant pas considéré comme un véritable sport en France, il ne bénéficie pas de l’exception qui permet aux événements sportifs de laisser le nom des sponsors en clair à l’antenne. Or, la plupart des grands affrontements d’e-sport reposent largement sur la présence de marques visibles à l’écran — jusque dans les noms des équipes ou des compétitions.

Un simple contretemps, promet Webedia

Interrogée par le média spécialisé Les Players du Dimanche, Véronique Morali (présidente de Fimalac, la maison-mère de Webedia) se veut rassurante : « il n’y a pas de soucis. Comme cet univers de l’esport est nouveau, il s’agit seulement de clarifier quelques points, notamment concernant la publicité », affirme-t-elle. En attendant, la structure tourne au ralenti : depuis la date de son lancement raté, elle enregistre les émissions et les met de côté pour une diffusion future… et se garde désormais bien de communiquer sur une future date de lancement.

Il se pourrait que le problème prenne un certain temps à résoudre. La chaîne devra renoncer à diffuser un certain nombre de contenus dans l’immédiat (essentiellement les compétitions en direct, dont les marques sont impossibles à « flouter » en amont), ou bien s’engager dans un bras de fer en haut lieu afin de faire changer la législation française. En prenant en compte le délai nécessaire au traitement d’une nouvelle demande de convention, on n’imagine désormais pas voir arriver la nouvelle chaîne e-sport avant plusieurs mois, dans le meilleur des cas.

Source : Les Players du Dimanche

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