Logiciels libres et Freebox : vers la fin d’un conflit ?

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Sans GPL, mettez du sans-plomb dans votre Freebox

Free annonce, par le biais d’une nouvelle version de ses CGV, la mise en place d’un site web consacré aux logiciels open source utilisés dans ses boîtiers Freebox.

Le débat autour du bon usage des logiciels open source (notamment GPL) oppose, depuis 2007, différents acteurs du monde du libre (comme la Free Software Foundation) à Free. Il est notamment reproché à Free de ne pas mettre à disposition les sources des logiciels utilisés, ou encore de ne pas fournir de copie de la licence GNU GPL avec ses Freebox…

Harald Welte, Rob Landley et Erik Andersen, développeurs sur les projets Iptables et BusyBox (sous licence GPL), ont notamment assigné le FAI en 2008 pour violation présumée de la licence GNU GPL…

Une accusation dont Xavier Niel s’est toujours défendu, considérant que la Freebox, « prêtée » aux abonnés, n’est pas un produit « distribué » dans le commerce. « La GPL ne se discute pas, elle se respecte, et Free la respecte ! » avait-il alors affirmé (cf. blog de Jérémie Berrebi).

Les observateurs avaient pu remarquer, lors de la sortie de la Freebox Révolution, en janvier, l’apparition d’une page de mentions légales sur l’interface de gestion mafreebox.freebox.fr, listant les logiciels libres utilisés par le Freebox Server, accompagnés de leurs licences ainsi que des liens vers leur code source.


Free poursuit ses efforts en annonçant la mise en ligne d’un listing complet des logiciels sous licence libre utilisés dans ses boîtiers Freebox, sur le site web www.floss.freebox.fr. Celui-ci devrait intégrer la liste de tous les logiciels concernés, accompagnés des noms de leurs auteurs, de leurs licences respectives, et de liens vers leur code source :

« Free informe l’Abonné que
l’équipement terminal ETCD utilise
notamment des logiciels publiés sous des
licences libres ou open source. L’Abonné peut
consulter la liste des logiciels concernés, leur
licence et télécharger leur code source
complet et correspondant sur le site internet
« www.floss.freebox.fr« . Pour chaque version
en usage d’un logiciel concerné, l’Abonné
pourra accéder à son code source complet, au
nom de ses auteurs et à la licence le régissant,
tant que cette version sera mise à disposition
au moyen de l’équipement terminal ETCD,
puis pendant trois (3) ans après le terme
définitif de la mise à disposition de ladite
version au moyen de l’équipement terminal
ETCD »

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le site n’est pas encore accessible ; gageons toutefois que cela ne saurait plus tarder.

Reste à savoir si ce nouveau geste sera suffisant pour apaiser la grogne des développeurs de logiciels sous licence GPL et mettre enfin le FAI en conformité avec leurs demandes…

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

8 commentaires

  1. l'effet positif, c'est que free aura une participation plus active avec la communauté libre et des mise à jour plus frequente.
    reste à voir les modifications apporté par free du code source.

  2. Quote sympa de Niel qui montre un peu plus le fonctionnement typique des industriels en France :
    Pour qui roule la FSF (ou plutot ses “représentants”) alors ?
    Tout est déclenché par un article dans le journal Les Echos, le jour même de l’introduction en bourse d’un concurrent de Free (Neuf Cegetel), sous la plume d’un journaliste pas vraiment considéré pour son “objectivité” vis à vis de Free, qui dans le même article délivre un bon point à Neuf Cegetel pour un de ses produits vis à vis du libre. Neuf Cegetel qui vient d’ailleurs “d’adhérer” à l’APRIL (bras “financier” de la FSF, où l’ont peut “s’acheter” une certification “100% logiciel libre” et se faire bien voir de la FSF).
    Et on retrouve tout ce beau monde (dirigeant de Neuf Cegetel, le journaliste des Echos, Tristan Nitot) sur un plateau de LCI 3 jours plus tard…
    Le hasard, c’est fou ;-)

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