IPv6 : en France, Free montre toujours l’exemple avec près de 30% de taux d’utilisation

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Nécessaire à terme, la migration vers IPv6 continue (trop) lentement. En France, Free montre l’exemple : sur son réseau fixe, le taux d’utilisation d’IPv6 atteint 28,5%, bien devant ses concurrents.

En proposant IPv6 à ses abonnés dès 2007, Free a fait figure de pionnier en France, et même dans le monde. Il a été le tout premier opérateur à déployer, à grande échelle, le protocole « 6rd » chargé de faciliter l’implémentation d’IPv6 sur les réseaux tout en assurant une compatibilité avec IPv4. Les ingénieurs responsables de cette implémentation ont d’ailleurs été récompensés pour leur rôle dans l’adoption d’IPv6 à travers la planète…

Cette longueur d’avance permet à Free de figurer, 10 ans après, toujours largement en tête du déploiement d’IPv6 sur son réseau fixe. Il faut dire qu’Orange, second du classement, n’a commencé à déployer IPv6 auprès de ses abonnés qu’en 2016…

Tous opérateurs confondus, la France affiche un taux d’adoption d’IPv6 de 14,6%. Cela ne lui permet plus de briller parmi les pays d’Europe les plus en avance : elle a été largement rattrapée par de nombreux pays voisins. La Suisse (26,6%), l’Allemagne (26,8%) et la Belgique (47,4%) caracolent en tête.

L’ARCEP, qui publie cet observatoire, note enfin qu’aucun opérateur français n’a entrepris la transition sur ses réseaux mobiles. Sur ce sujet, ils restent largement dépendants du support d’IPv6 par les systèmes d’exploitation habituels (iOS, Android), encore trop instable.

Pourquoi c’est indispensable

Rappelons que le protocole IPv6 a pour objectif de remplacer définitivement les adresses au format IPv4, encore largement utilisées aujourd’hui pour désigner n’importe quelle machine en réseau : client, serveur, machine locale, etc. Les adresses IPv4 atteignent aujourd’hui l’épuisement, et bien que ce problème soit connu depuis de nombreuses années, peu d’opérateurs ont fait l’effort de lancer la migration de leurs réseaux vers IPv6.

Face à ce problème, certains opérateurs se voient contraints d’attribuer une même adresse IPv4 à plusieurs clients différents. C’est ce que fait Free, par défaut, pour ses abonnés fibre en zones moins denses. Il propose à ses abonnés de disposer d’une plage d’adresses en IPv6 s’ils le souhaitent, mais cela reste facultatif et pour des raisons de compatibilité, ils se voient toujours attribuer une adresse IPv4 en parallèle.

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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