Une pétition de soutien pour l’universitaire attaqué par Free

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Plusieurs universitaires ont constitué une pétition de soutien à leur confrère Bruno Deffains, l’économiste attaqué en diffamation par Free, suite à la publication d’une étude défavorable sur l’impact de l’arrivée de Free Mobile en France.

Les créateurs de la pétition, Frédéric Jouneau-Sion (Lille 3) et Etienne Lehmann (Paris II Panthéon-Assas) dénoncent les « procédés intimidants » mis en œuvre contre leur confrère. « Le débat éclairé et loyal, l’argumentation fondée sur des faits établis et des théories étayées n’est pas seulement un exercice intellectuel. Il s’agit surtout d’un élément central du fonctionnement de toute démocratie », estiment-ils, ajoutant que « c’est sur le terrain scientifique que doit se placer la contestation » du travail de Bruno Deffains.

La pétition, qui a reçu à l’heure où nous écrivons ces lignes plus de 1000 signatures, compte le soutien de nombreux universitaires parmi lesquels Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, Alain Trannoy, directeur de l’Institut d’économie publique (EHESS Marseille), Agnes Benassy-Quéré, président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE), Alain Ayong Le Kama, président du Conseil national des universités (CNU) en sciences économiques, Yannick Lung, président de l’université de droit et d’économie Bordeaux IV, Robert Gary-Bobo, professeur à Paris I Panthéon Sorbonne, El Mouhoub Mouhoud, professeur à Dauphine.

Source : Le Nouvel Obs

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

16 commentaires

  1. Plutôt que de signer une pétition, essayez plutôt de lui payer un bon avocat. La justice n'est pas là pour punir, elle est là pour juger. Si Free a tord, comme semblent le penser ces 1001 personnes, il doit être possible de le montrer devant le juge (et demander réparation).


  2. Dommage, pour une fois qu'un universitaire se donne le mal de publier quelque chose...
    Il est vrai qu'avec 18 heures de cours par mois, il ne reste pas beaucoup de temps aux universitaires pour la recherche...

    Et là, c'était surement utile à quelqu'un de démontrer qu'en redonnant du pouvoir d'achat on tue l'emploi.



  3. Reste à savoir ce qui va être jugé : des "propos intimidants" ou alors une étude partiale basée sur un soi-disant "débat éclairé et loyal, une argumentation fondée sur des faits établis et des théories étayées".
    pour l'avoir parcourue à l'époque et au vu de ce qui se passe aujourd'hui dans ce secteur mon choix est fait.

  4. En démocratie la liberté d'expression d'un chercheur s'apparente à celle d'un journaliste : c'est sacré.
    XN fait une grosse boulette en attaquant sur le terrain judiciaire. Ca va lui retomber sur le nez, si pas au tribunal, il risque de le payer en termes d'image. Ça me désole d'autant plus que j'aime bien ce qu'il fait habituellement.

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