Le nouveau visage du web

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C’est ballot screen

Cette fois-ci, ça y est ! Free Mobile a décroché sa licence 3G, c’est la grosse actu de la semaine. Mais vous n’y avez pas échappé et vous en avez déjà tellement entendu parler que je ne vais pas vous imposer une énième analyse du sujet, d’autant que je l’ai déjà fait la semaine dernière.

L’autre grosse actualité de la semaine (pourtant passée presque inaperçue), c’est l’accord passé entre la Commission européenne et Microsoft, qui met ni plus ni moins fin à l’hégémonie du navigateur maison de la firme, Internet Explorer, sous Windows.

La plainte pour « abus de position dominante », déposée par l’éternel concurrent norvégien, Opera Software, a finalement fonctionné au-delà des espérances. Microsoft a décidé d’écouter les revendications de ses propres concurrents et a ainsi développé un outil de choix du navigateur, qui sera mis en place en mars prochain, aussi bien pour les nouvelles copies de Windows 7 que pour les installations déjà existantes de Windows 7, Vista et XP (par le biais d’une mise à jour). De plus, la firme de Redmond pourrait très bien, par volonté de simplification ou d’unification, choisir d’appliquer cette mesure partout dans le monde, bien que l’obligation ne touche que les pays de l’Union Européenne.

Cette mesure devrait principalement avoir pour effet de rééquilibrer les parts de marché entre les navigateurs, et notamment de mettre en avant les navigateurs les plus à la pointe. D’une certaine façon, cela pourrait accélérer la prise en charge de nouveaux standards encore peu utilisés, comme le HTML 5 ou le CSS 3… complètement inconnus d’Internet Explorer actuellement, donc difficiles à utiliser sur un site web à grande échelle. Derrière cette mesure, qui ne touche en apparence que les utilisateurs de Windows, pourrait se cacher une mini-révolution pour l’ensemble des internautes !

Très paradoxalement, Windows devient également un des systèmes d’exploitation les plus transparents sur la question. Le choix du navigateur sera demandé à l’utilisateur lors de la mise à jour ou de l’installation, ce qui n’est que très rarement le cas ailleurs. Les distributions Linux les plus populaires embarquent un navigateur par défaut (par exemple, Firefox). Il est certes très simple de le désinstaller ou de le changer, mais le choix n’est pas proposé d’emblée à l’utilisateur néophyte et relève parfois d’accords commerciaux (c’est notamment le cas avec Canonical, société éditrice d’Ubuntu).

L’intention de base de la Commission européenne était de mettre fin à ce qui était considéré comme un abus de position dominante (Windows équipant plus de 85% des ordinateurs de la planète). Le dossier semble avoir été bien mené, à ce sujet. Mais réflexion faite, ne serait-ce pas le meilleur moment pour recommander ce type de « bonnes pratiques » à tous les éditeurs ? On ne verrait en effet pas d’un mauvais œil un tel sélecteur sous Mac OS ou encore Mandriva…

En guise de conclusion, on pourra également se demander ce qu’il adviendra d’Internet Explorer. Désormais mis en concurrence directe avec d’autres logiciels, plus complets, plus récents, plus légers… IE pourrait très bien perdre des parts de marché significatives. Microsoft décidera-t-il de surprendre la populace en sortant un IE 9 moderne et compétitif, ou conservera-t-il son éternel poil dans la main ? L’avenir de son navigateur en dépendra…

Retrouvez chaque semaine l’édito du lundi sur Freenews

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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