10 ans de Free (J-2) : la révolution Freebox

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Chaque jour de la semaine, en attendant la grande fête organisée en l’honneur des 10 ans de Free à Paris Bercy, Freenews vous proposera une petite rétrospective (totalement subjective !) de l’histoire de la firme.

Aujourd’hui, on verra comment une grosse boîte noire a révolutionné les habitudes des internautes et a changé la face du marché en France.

La première version de Freebox disponible n’avait a priori rien d’engageant avec son look de vieux magnétoscope. Disponible seulement à Paris et dans les Hauts-de-Seine dans un premier temps (fin 2002), celle-ci n’apportait rien de plus que le bon vieux Sagem [email protected], si ce n’est un encombrement décuplé.

Et pourtant… un simple coup d’œil à l’arrière permettait de constater la présence de ports RJ11 (pour la téléphonie) ainsi que d’une prise péritel (pour la télévision). Autant de services potentiels déjà intégrés à la box, en attendant leur mise en service effective. Le fait que la Freebox soit un modem fabriqué sur mesure pour les besoins de Free, dans des usines françaises, était déjà une nouveauté en soi… tant en France qu’à plus grande échelle.

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Freebox v1 : disgrâcieuse mais tellement enviée !

La Freebox v1 fut rapidement remplacée par une v2 très similaire, qui ne changea que certains composants internes et surtout, opta pour une nouvelle alimentation (la première version était particulièrement peu fiable !). Les deux versions proposent les mêmes fonctionnalités, par ailleurs.

Parallèlement, courant 2003, Free commence à communiquer sur le dégroupage. Tout récent d’un point de vue réglementaire, il ne signifie rien de très concret pour l’abonné dans un premier temps, mais Free y propose très vite des débits supérieurs (1024/256 kbps dès la mi-2003, soit le double de l’offre non-dégroupée), pour un prix toujours inchangé. On verra que cela deviendra un automatisme.

En août 2003, Free active la fonction téléphonie de sa Freebox pour tous. Dans un premier temps, il ne s’agit pas d’une offre « illimitée » telle qu’on la connaît, puisque les appels illimités étaient uniquement ceux vers les autres numéros Freebox. Vers les numéros géographiques France Telecom, les abonnés ne disposaient au départ « que » de 10h d’appels gratuits par mois (et 1 centime la minute au-delà). Il s’agissait évidemment d’une véritable révolution, qui a largement contribué au succès croissant de l’offre.

En décembre de la même année, c’est au tour de la prise péritel d’être activée, avec l’apparition de la fonction télévision dotée d’une petite centaine de chaînes. Le bouquet est sans supplément de prix, mais comporte également quelques chaînes payantes en option. Tout cela nécessite une ligne dégroupée sur un DSLAM équipé du service de télévision, et un bon débit… ce qui fait que relativement peu d’abonnés en bénéficieront dès le lancement.

En février 2004, la Freebox v3 fait son apparition. Outre un design beaucoup plus agréable (lui valant le surnom de coquille Saint-Jacques), celle-ci embarque quelques nouvelles fonctionnalités comme un mode routeur et une extension pour carte Wi-Fi. C’est surtout avec son apparition que Free décide de généraliser le modem Freebox pour tous ses abonnés ; fini les vieux Sagem, désormais, même les non-dégroupés reçoivent des Freebox, ce qui leur permet de bénéficier du service de téléphonie à leur tour…

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La désormais célèbre coquille Saint-Jacques 😉

Les versions de Freebox s’enchaînent et la Freebox v4 arrive en septembre 2004. Celle-ci a surtout comme avantage d’être compatible avec la norme ADSL2+… car pendant ce temps, Free a continué à augmenter les débits proposés par paliers, permettant aux abonnés de voir leur offre s’améliorer au fil du temps. Fin 2004, en zone dégroupée avec une Freebox v4, le débit maximum était ainsi de 15 Mbps (et 1 Mbps en upload).

Notons enfin que l’année 2004 a vu apparaître le dégroupage total chez Free. Le dégroupage total permet de s’affranchir totalement de France Telecom en faisant de Free son unique opérateur téléphonique, et ainsi se dispenser de l’abonnement mensuel à FT. Techniquement, il ne s’agit pas d’une première puisqu’Alice avait déjà commencé à en proposer dès 2003. Mais cela s’inscrit dans la continuité des offres de Free puisqu’en conjonction avec les appels gratuits de l’offre Freebox, cela permet de réaliser des économies considérables.

D’abord ouvert en phase de test pour les abonnés en région PACA (aux alentours de juin 2004), le dégroupage total sera rapidement proposé à tous les Freenautes en zone dégroupée.

A suivre…

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A propos de l'auteur

[Responsable de la rédaction] Sévit également sur Café Gaming et Point de vue social.

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